Acacia (genre)

De Mi caja de notas


Acacia
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification de Cronquist (1981)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Mimosaceae

Genre

Acacia
Mill., 1754

Classification APG III (2009)

Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Fabidées
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Sous-famille Mimosoideae

Synonymes

Acacia est un genre de plantes à fleurs de la famille des Fabacées (sous-famille des Mimosoidées). Ce sont des arbres et des arbustes. Dans le langage courant, les espèces de ce genre prennent, selon les cas, l'appellation d'acacia, cassier, mimosa, mulga ou encore tamarin.

Origine du nom

Le nom Acacia provient du grec ancien ἀκακία (akakia), nom d’un arbre épineux d’Égypte et de la péninsule Arabique. Ce terme est généralement rattaché à ἀκίς (akis), « pointe, épine », en référence aux structures épineuses de nombreuses espèces. L’« acacia » des textes grecs, mentionné notamment par Théophraste et Dioscoride, correspond vraisemblablement au gommier rouge aujourd’hui appelée Vachellia nilotica, arbre épineux commun dont les gousses et les exsudats étaient utilisés en pharmacopée antique. Le mot a été repris en latin (acacia), puis adopté par la botanique moderne comme nom de genre.

Histoire taxonomique

Le nom de genre Acacia a été publié par Philip Miller en 1754 dans la 4e édition abrégée du Gardeners Dictionary. Il désignait alors un ensemble d’arbres épineux principalement africains et asiatiques. Au cours du XIXe siècle, de nombreuses espèces d’Afrique, d’Amérique et surtout d’Australie furent progressivement rattachées à ce genre, qui devint extrêmement vaste et hétérogène. Ces espèces différaient notamment par des caractères morphologiques importants : les espèces africaines et américaines sont généralement épineuses, tandis que les espèces australiennes sont le plus souvent inermes et portent fréquemment des phyllodes. Cette hétérogénéité a conduit à proposer une scission du genre… En 1986, Leslie Pedley proposa de scinder le genre Acacia s.l. en deux entités principales, en séparant notamment les espèces australiennes sous le nom de Racosperma. Les révisions ultérieures, fondées notamment sur des données phylogénétiques, ont conduit à une subdivision plus fine en plusieurs genres distincts. Cette réorganisation fut entérinée au début du XXIe siècle, notamment à la suite des décisions prises lors du Congrès international de botanique de Vienne en 2005, où le type nomenclatural du genre Acacia fut modifié afin de conserver ce nom pour le clade majoritairement australien. Les espèces africaines et américaines furent alors transférées dans les genres Vachellia, Senegalia, Acaciella et Mariosousa. Le genre Acacia, dans ce sens restreint, reste principalement australien, bien que quelques espèces soient également présentes en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique et à Madagascar.

Controverse sur la typification du genre

La retypification du genre Acacia adoptée lors du Congrès international de botanique de Vienne en 2005 a suscité une controverse majeure. En nomenclature botanique, le nom d’un genre est attaché à une espèce type, qui en constitue la référence. Historiquement, le genre Acacia était typifié par l’espèce africaine Acacia scorpioides (anciennement Acacia nilotica). La décision prise en 2005 a consisté à conserver le nom Acacia avec comme type Acacia penninervis, une espèce australienne, ce qui a permis de réserver le nom au clade principalement australien. Les partisans de cette solution invoquaient la stabilité nomenclaturale, en évitant de devoir renommer près d’un millier d’espèces largement étudiées. Les opposants estimaient au contraire que le nom Acacia, historiquement associé aux espèces africaines, aurait dû leur être conservé, les espèces australiennes devant être transférées dans le genre Racosperma, comme l’avait proposé Leslie Pedley. La décision prise à Vienne a également été critiquée pour ses modalités procédurales, certains auteurs estimant que l’interprétation des règles de vote avait permis l’adoption de la retypification malgré une majorité de votes exprimés en sens contraire lors de la séance. La question a été à nouveau débattue lors du congrès international de botanique de 2011 à Melbourne, mais la décision de 2005 n’a finalement pas été remise en cause.

Répartition

Diagramme de Voronoï montrant le nombre d’espèces acceptées d’Acacia dans chaque sous-région, regroupées par continent botanique:
  • Asie
  • Nouvelle-Galles du Sud
  • Territoire du Nord
  • Queensland
  • Australie-Méridionale
  • Tasmanie
  • Victoria
  • Australie-Occidentale
  • Océan Indien occidental
  • Le genre Acacia (au sens strict) présente une répartition majoritairement australasienne. L’Australie constitue de loin son principal centre de diversité, où se concentre l’immense majorité des espèces. Ces dernières occupent une grande variété de milieux sur le continent, depuis les zones arides de l’intérieur jusqu’aux régions plus humides des marges côtières. En dehors de l’Australie, le genre est représenté de manière plus limitée en Asie du Sud-Est, notamment dans l’Insulinde, ainsi que dans plusieurs archipels du Pacifique. Quelques espèces sont également présentes à Madagascar. Ces occurrences extra-australiennes restent toutefois marginales en comparaison de la diversité observée en Australie. Cette distribution contraste nettement avec celle des genres issus de la dislocation d’Acacia sensu lato, en particulier Vachellia et Senegalia, principalement répartis en Afrique, en Amérique et dans les régions tropicales. Cette divergence biogéographique reflète les relations phylogénétiques mises en évidence par les analyses moléculaires, qui distinguent clairement le clade australien des autres lignées anciennement incluses dans le genre Acacia.

    Caractéristiques

    Appareil végétatif

    Le genre Acacia au sens strict se caractérise, chez de nombreuses espèces, par le remplacement des feuilles bipennées juvéniles par des phyllodes à l’état adulte.

    Les espèces du genre Acacia (au sens strict) sont des arbres ou des arbustes, le plus souvent inermes. Elles se distinguent par la fréquence des phyllodes, structures aplaties dérivées du pétiole, qui remplacent les feuilles bipennées au cours du développement chez de nombreuses espèces. Les feuilles juvéniles sont en effet généralement bipennées, tandis que les phyllodes dominent chez les individus adultes. Les phyllodes présentent des formes, des dimensions et des nervations variables selon les espèces.

    Les phyllodes plus coriaces, moins divisés sont interprétés comme une adaptation aux milieux secs, en réduisant la surface foliaire exposée, les pertes d’eau par transpiration et l’échauffement lié au rayonnement solaire, tout en maintenant une fonction photosynthétique efficace. Ce caractère est particulièrement répandu chez les espèces australiennes des régions arides et semi-arides.

    Le port des espèces est très variable, depuis de petits arbustes jusqu’à des arbres de taille moyenne. Le système racinaire est généralement bien développé, ce qui favorise l’exploitation des ressources hydriques dans des sols souvent pauvres et soumis à une forte variabilité climatique.

    Si la plupart des espèces d’Acacia remplacent les feuilles bipennées juvéniles par des phyllodes, certaines conservent des feuilles bipennées à l’état adulte, comme Acacia baileyana, A. dealbata, A. decurrens, A. mearnsii ou A. spectabilis. À l’inverse, les épines stipulaires caractéristiques de nombreux taxons autrefois inclus dans Acacia sont absentes chez la plupart des espèces d’Acacia au sens strict, bien qu’il existe quelques exceptions, comme A. paradoxa, munie de stipules épineuses.

    Appareil reproducteur

    Acacia aneura (mulga), souvent citée comme exemple d’inflorescences en épis cylindriques.

    Les caractères de l’appareil reproducteur distinguent imparfaitement Acacia des autres genres issus du démembrement d’Acacia sensu lato. Comme chez de nombreuses Mimosoideae, les fleurs sont petites, actinomorphes et groupées en inflorescences denses, formant des capitules globuleux ou des épis cylindriques. Leur aspect est dominé par de nombreuses étamines saillantes, plus apparentes que le périanthe. Le périanthe comprend généralement 4 à 5 sépales et 4 à 5 pétales, tandis que le gynécée est formé d’un carpelle unique. Les fleurs sont le plus souvent jaunes ou crème. Le fruit est une gousse contenant plusieurs graines. Aucun de ces caractères floraux n’est à lui seul propre au genre Acacia au sens strict. En revanche, la présence fréquente d’un arille ou d’une structure apparentée sur les graines, favorisant leur dispersion par les fourmis, constitue un trait particulièrement répandu chez les espèces australiennes du genre.

    Importance biologique

    Plaine boisée à mulga

    Les espèces du genre Acacia occupent une place importante dans de nombreux écosystèmes australiens, en particulier dans les régions arides et semi-arides où elles peuvent constituer un élément dominant de la végétation. Dans plusieurs régions d’Australie, les espèces du genre constituent l’ossature de communautés végétales caractéristiques, comme les scrubs à mulga (Acacia aneura), les boisements à brigalow (A. harpophylla) et les boisements à gidgee (A. cambagei).

    Si la majorité des espèces du genre jouent leur rôle écologique dans les formations ouvertes australiennes, certaines ont aussi une importance locale hors de ce continent. À La Réunion, A. heterophylla, appelé localement tamarin des Hauts, est une espèce caractéristique des forêts montagnardes humides de l’île, où elle contribue à la structure du couvert végétal. À Hawaï, le koa (Acacia koa) constitue un arbre majeur des forêts indigènes, où il contribue à la structure du couvert forestier et au fonctionnement des écosystèmes.

    Comme d’autres Fabacées, les espèces du genre vivent en association avec des bactéries fixatrices d’azote, ce qui contribue à l’enrichissement des sols en azote assimilable. Cette capacité favorise leur établissement dans des substrats pauvres et peut faciliter l’installation d’autres espèces végétales.

    Le genre joue également un rôle important dans les réseaux trophiques. Les fleurs, généralement jaunes ou crème et groupées en inflorescences denses, présentent un syndrome de pollinisation principalement entomophile ; ce trait est particulièrement visible chez des espèces ornementales communément appelées « mimosas », comme A. dealbata.

    Le genre présente plusieurs particularités écologiques remarquables, notamment la dispersion fréquente des graines, souvent munies d’un arille, par les fourmis (myrmécochorie) et, chez plusieurs espèces australiennes, une régénération favorisée par le feu : les graines à tégument dur voient souvent leur dormance levée par la chaleur, notamment après incendie. Ce trait confère à ces espèces un comportement souvent qualifié de pyrophile, ou plus précisément de pyrodépendant pour la régénération. Par leur système racinaire et leur capacité à coloniser des milieux contraignants ou perturbés, plusieurs espèces participent à la stabilisation des sols et au fonctionnement écologique des formations ouvertes dans lesquelles elles se développent.

    Utilisation

    Liste des espèces

    Selon ITIS (18 mars 2026)[1] :

    Selon NCBI (18 mars 2026)[2] :

    Selon NCBI (18 mars 2026)[2] :

    Selon The Plant List (18 mars 2026)[3] :

    Selon Tropicos (18 mars 2026)[4] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

    Symbolisme

    Notes et références

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • (en) T.R. New, A Biology of Acacias, Oxford University Press, , 153 p.
    • (en) D.J.E. Whibley, David E. Symon, Acacias of South Australia, Flora and Fauna of South Australia Handbooks Committee, , 328 p.

    Articles connexes

    Liens externes


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