Debout se dit de ce qui est vertical sur un de ses bouts: mettre une colonne, un meuble, un tonneau debout (Le Dictionnaire de l'Académie française. Huitième Édition. T.1, 1932. The ARTFL Project, Paris, 1932-5). Le bout est généralement l'extrémité d'un corps, « en tant qu'étendu en long ».
« Être encore debout », se dit des édifices qui n'ont pas été renversés ou détruits par ce qui aurait pu amener leur ruine.
Un vaisseau va debout au vent quand il va directement contre le lit du vent, ce qui ne peut arriver que quand il se trouve dans un courant directement contraire au vent, et plus fort que le vent, alors le vaisseau peut avancer contre le vent. Dans le canal de Bahama les courants y sont si forts, que les vaisseaux peuvent en sortir debout au vent, c’est-à-dire quoiqu’ils aient le vent directement opposé (L’Encyclopédie).
Bois debout
En bois d’œuvre, l'expression « bois debout » désigne une pièce de bois placée verticalement, de sorte que ses fibres sont orientées dans le sens de la hauteur. On parle également de « bois de bout » lorsque la charge est appliquée perpendiculairement aux cernes de croissance, c'est-à-dire dans l'axe longitudinal des fibres. Dans cette configuration, le bois présente une grande résistance mécanique, ce qui lui permet de supporter des charges importantes.
Par glissement « couper à bois debout » se dit de couper perpendiculairement au fil. Le bois scié dans sa longueur se nomme « bois de fil », le bois coupé en travers du fil se nomme « bois debout ».
Le terme debout renvoie aussi à la station debout, posture du corps humain en position verticale, de préférence avec appui sur les deux pieds (ou droite sur les pieds). Par analogie, on dit de quelque chose qu'il tient debout lorsqu'il se maintient seul en position verticale. Debout ! sert également d'injonction aux tiers qui sont encore couchés et doivent se lever et, par extension, à ceux qui seraient endormis par un système et devraient davantage y réagir.
Ce terme apparaît dès lors dans de nombreux noms propres comme :