Dans les années 1990, Erik Truffaz collabore avec le groupe Silent Majority[5] comportant Nya, Marc Erbetta, Marcello Giuliani, Pierre-Luc Vallet et Maurice Magnoni. Le groupe remporte en 1993 le prix spécial du jury au Concours national de jazz de la Défense. Il publie son premier disque sous son nom en 1994, Nina Valeria[4].
C'est le mini The Dawn en 1998 qui le révèle au grand public. Son style évoque souvent celui de Miles Davis, et à ce titre on le qualifie régulièrement d'épigone de ce dernier[8]. Cependant sa musique est un mélange des genres. S'appuyant sur une rythmique drum and bass, les morceaux oscillent entre la sonorité feutrée de la trompette de Truffaz et le rap anglophone du chanteur Nya invité sur l'album. La formule est reprise l'année suivante sur l'album Bending new corners et confirme son succès[8], toujours reconnu vingt ans plus tard en 2018, lorsque le duo repart en tournée[9].
The Walk of the Giant Turtle (2003) montre une orientation plus rock, avec notamment un rôle plus important laissé à la basse électrique nerveuse de Marcello Giuliani et à la puissance du toucher de Marc Erbetta[10].
En 2008 il publie un triple album, Rendez-vous (Paris, Bénarès, Mexico), fruit de la collaboration avec des artistes d'horizons musicaux différents: le rap avec le chanteur Sly Johnson dans Paris, la musique classique indienne avec la chanteuse Indrani Mukherjee, le pianiste Malcolm Braff et le tabliste Apurba Mukherjee dans Bénarès et la musique électronique avec le compositeur Murcof dans Mexico[11]. Il collabore avec de nombreux musiciens[12].
Il est l'auteur de nombreuses musiques de films pour le cinéma et la télévision[13] et affectionne les collaborations avec des artistes aussi divers que le chanteur Christophe[14], Oxmo Puccino, Sophie Hunger, l'acteur Jacques Weber, le compositeur de musique concrète Pierre Henry ou l'auteur de bandes dessinées Enki Bilal[15].