France Gall

De Mi caja de notas


France Gall
France Gall en 1969 à Sanremo.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Isabelle Geneviève Marie Anne GallVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
France GallVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activité
Période d'activité
Père
Mère
Cécile Berthier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Patrice Gall (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Michel Berger (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Pauline Berger (d)
Raphaël HamburgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
François Brochet (cousin germain)
Vincent Berthier de Lioncourt (cousin germain)
Denys Lable (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Labels
Genres artistiques
Distinctions
Discographie

Isabelle Geneviève Marie Anne Gall, dite France Gall, née le dans le 12e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une chanteuse française.

Elle commence à chanter et faire de la musique enfant, avec ses frères, avant d'enregistrer son premier disque à l'âge de quinze ans. Elle devient alors le symbole d’une jeunesse gentiment irrévérencieuse avec des tubes tels que Sacré Charlemagne et Laisse tomber les filles, repris dans les chorales et les écoles. Sa popularité passe les frontières françaises à partir de 1965, date à laquelle elle remporte le premier prix en tant que candidate du Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Poupée de cire, poupée de son, écrit et composé par son collaborateur régulier Serge Gainsbourg. Cette chanson est traduite dans de nombreuses langues et France Gall devient célèbre en Italie et surtout en Allemagne, mais aussi en Espagne où elle est très populaire au début des années 1970.

Elle rencontre un grand succès populaire en France après sa rencontre avec l'auteur-compositeur Michel Berger, qu’elle épouse en 1976. Leur collaboration donne naissance à une série de tubes de 1974 jusqu'au début des années 1990, composés par Berger et interprétés par France Gall : La Déclaration d'amour, Si, maman si, Il jouait du piano debout, Résiste, Débranche !, Diego libre dans sa tête, Babacar, Ella, elle l'a, Viens, je t'emmène ou Évidemment.

Le couple crée également l'opéra-rock Starmania, regroupant un florilège d'artistes populaires des années 1970 et 1980. France Gall y interprète le personnage de Cristal, et sa chanson Besoin d'amour devient un franc succès.

France Gall s'engage également auprès d'œuvres caritatives, contre la famine et la sécheresse au Mali notamment, avec l'ONG Action Écoles.

France Gall et Michel Berger viennent de coécrire un nouvel album lorsque ce dernier meurt brutalement, le . Après la mort de leur fille Pauline en 1997, elle quitte définitivement la scène, se consacrant à la création et l'organisation d'une comédie musicale en hommage à Michel Berger, intitulée Résiste, à partir de 2015.

France Gall comptabilise plus de 20 millions de disques vendus dans le monde.

Biographie

Enfance et famille

Isabelle Geneviève Marie Anne Gall[1] naît le dans le 12e arrondissement de Paris.

Le père d'Isabelle, Robert Gall (1918-1990), ancien élève du conservatoire, est chanteur et auteur de plusieurs chansons populaires, comme Les Amants merveilleux pour Édith Piaf en 1960, et La Mamma pour Charles Aznavour, en 1963. Sa mère, Cécile Berthier (1921-2021), est la fille de Paul Berthier (1884-1953), cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle est la nièce de Jacques Berthier, compositeur et organiste, cousine du guitariste Denys Lable, de Vincent Berthier de Lioncourt (fils de Jacques), fondateur, en 1987, du Centre de musique baroque de Versailles (CMBV)[2] et de François Brochet, sculpteur.

La petite Isabelle est surnommée « Babou »[Note 1] par sa famille, surnom qu’elle portera jusqu'à sa mort. Son père, devant son caractère affirmé, lui octroie le sobriquet de « petit caporal ».

Elle apprend le piano à cinq ans, puis la guitare vers onze ans. Ses violons d’Ingres sont la peinture et les jeux de société. Vers l’âge de treize ou quatorze ans, elle fonde un petit orchestre avec ses deux frères jumeaux Patrice et Philippe. Ils jouent en public l'été sur les plages et l'hiver à Paris.

Elle voit défiler chez ses parents de nombreux artistes comme Hugues Aufray, Marie Laforêt ou Claude Nougaro. Enfant, elle accompagne parfois son père dans les coulisses de l'Olympia.Elle manque même l'école pour voir Piaf, Bécaud ou Aznavour en concert à Bruxelles. Redoublante au lycée Paul-Valéry, elle rate son baccalauréat puis finit par abandonner ses études[3].

Carrière artistique

Débuts (1963 - 1964)

France Gall en 1965.

Isabelle Gall donne son premier concert privé à Auxerre dans l'atelier de sculpture de son cousin éloigné Noël Brochet[4].

Pendant les vacances de Pâques en 1963, son père l'incite à enregistrer quelques chansons et remet les bandes à un éditeur musical, Denis Bourgeois. Le suivant, Denis Bourgeois lui fait passer une audition au théâtre des Champs-Élysées, où elle interprète cinq chansons[5],[Note 2]. Du fait qu'elle est encore mineure (quinze ans, majorité à 21 ans à l'époque), c'est son père qui signe pour elle le contrat chez Philips où Denis Bourgeois est déjà directeur artistique de Serge Gainsbourg. Elle enregistre quatre titres avec l'arrangeur Alain Goraguer[Note 3], jazzman et compositeur, qui a notamment travaillé avec Gainsbourg et Boris Vian.

Pour ne pas interférer avec Isabelle Aubret, alors grande vedette de la même maison de disques, Isabelle change de prénom à la demande de son directeur artistique pour « France Gall »[6]. Ce prénom aurait été une idée de son père[7] ou de Denis Bourgeois[8], tous deux grands amateurs de rugby, comme un jeu de mots avec le match France-Galles, ayant lieu au moment de l'enregistrement de ses premières chansons[7],[Note 4]. Au sujet du prénom France, la chanteuse commente simplement plus tard[6] :

« J’ai toujours été contre « France », je trouvais que c’était trop dur. « Isabelle », ça me correspondait, ça me plaisait. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que je me mette à aimer mon nom. Et maintenant c’est « France Gall ». C’est exactement moi. »

Le jour de ses seize ans, le , ses chansons sont diffusées pour la première fois à la radio française. C'est le titre phare, Ne sois pas si bête, qui obtient le succès. France Gall se place à la 44e place du hit-parade de Salut les copains du mois de novembre[Note 5]. Denis Bourgeois a alors une idée qui va s'avérer fructueuse. La carrière de son poulain Serge Gainsbourg piétine malgré plusieurs albums à son actif, ainsi que des compositions estimées pour des chanteurs rive gauche, comme Michèle Arnaud ou Juliette Gréco. Il propose à Gainsbourg d'écrire pour France Gall. Le compositeur signe N'écoute pas les idoles sur le deuxième 45 tours de la chanteuse, titre qui se place en tête du hit-parade du mois de . À propos de Serge Gainsbourg, France Gall confie[6] :

« C’est quelqu’un que j’avais du plaisir à voir parce que je l’admirais et j’aimais ce qu’il écrivait. Et j’aimais bien sa timidité, son élégance et son éducation. C’était très agréable comme relation. […] J’étais très impressionnée que cet homme travaille pour moi et s’intéresse à moi… »

Avec le succès, elle quitte le lycée Paul-Valéry après avoir redoublé sa classe de troisième[5]. Paris Match, lui consacre un article pour la première fois en mars 1964,. Elle fait ses premiers pas sur scène le , en première partie de Sacha Distel, à l'Ancienne Belgique de Bruxelles[5]. Elle hérite de l'impresario de ce dernier, Maurice Tézé, également parolier. Sous la direction de cette équipe, composée de vétérans du métier, France Gall peine à défendre le choix de son répertoire (la seule chanson qu’elle coécrit avec son père est Pense à moi, sur une musique jazzy de Jacques Datin. C'est un des quatre titres de son premier 45 tours).

France Gall posant en 1965 pour la revue italienne BIG.

Avec cette équipe, elle crée un répertoire original, alors que la plupart de ses collègues yéyés recourent systématiquement à des adaptations de succès anglo-saxons. Formée à cette école, elle confie plus tard[9] :

« Une interprète, déjà qu'elle n'écrit pas les paroles et la musique, si en plus elle pique les chansons des autres, si elle ne crée pas la chanson, cela n'a pas un grand intérêt. »

Outre son père et son frère Patrice, elle interprète les textes de nombreux auteurs et compositeurs réputés dans les années 1960, beaucoup de ces œuvres s’inscrivant aujourd'hui au patrimoine de la chanson populaire : Gérard Bourgeois, Jean-Pierre Bourtayre, Vline Buggy, Pierre Cour, Joe Dassin, Jacques Datin, Pierre Delanoë, Jean Dréjac, Alain Goraguer, Hubert Giraud, Georges Liferman, Guy Magenta, Eddy Marnay, André Popp, Jean-Michel Rivat, Jean-Max Rivière, Gilles Thibaut, Frank Thomas, Maurice Vidalin et Jean Wiéner. Son collaborateur le plus fréquent reste Serge Gainsbourg qui lui écrira de nombreux textes, dont beaucoup participeront à son succès[10]. Cependant, beaucoup des chansons écrites à cette époque pour elle reflètent sa position de jeune adolescente dans un monde d'hommes adultes.

Les orchestrations élaborées du jazzman Alain Goraguer harmonisent et unifient le style de cette chanteuse qui navigue entre jazz, yéyé et pop. Sur scène, elle est successivement accompagnée par les groupes « Patrick Samson et les Phéniciens » puis par « Les Français ».

À partir de 1964[N 1], Serge Gainsbourg signe plusieurs de ses grands succès.

Durant cette période l'interprète enregistre des tubes à succès comme Mes premières vraies vacances, Christiansen (avec le tandem Datin-Vidalin), Laisse tomber les filles (avec Gainsbourg) et Jazz à gogo (écrit par son père et composé par Goraguer).

Elle pose sa voix et son rire sur la chanson Pauvre Lola, pour l'album de son auteur, Gainsbourg Percussions, qui paraît en 1964.

La même année, France Gall se plie aux demandes de ses managers et enregistre un 45 tours destiné aux enfants. Son père lui écrit, sur une musique du compositeur Georges Liferman, un titre culte, qu'elle enregistre à contrecœur, Sacré Charlemagne[11] :

« Sacré Charlemagne, j'en étais malade, je me souviens, je n'aimais pas du tout ça. Je ne l'aimais pas et pourtant je l'ai laissé sortir. C'est vous dire à quel point je ne maîtrisais pas la situation. »

Sacré Charlemagne connaît un grand succès en France, où il se classe no 2 des ventes, mais aussi en Espagne (no 20) et en Turquie (no 5)[12]. Cette chanson devient l'hymne du mouvement de la jeunesse algérienne[13], et donne même son nom à une rue, quelques décennies plus tard, à la demande des élèves du pôle scolaire d'Auvillers-les-Forges (Ardennes)[Note 6].

Eurovision et premiers succès (1964-1966)

France Gall au Grand Prix Eurovision de la chanson 1965 à Naples.
France Gall et Serge Gainsbourg recevant chacun des mains du ténor Mario Del Monaco la médaille du Grand Prix de l'Eurovision.

À l'automne 1964, France Gall apparaît sur la couverture du magazine Mademoiselle Âge tendre. L'interview de la chanteuse inspire Serge Gainsbourg, qui compose alors la chanson Poupée de cire, poupée de son[14]. Cette chanson permet à France Gall de représenter le Luxembourg au 10e Concours Eurovision de la chanson qui a lieu en . Elle est sélectionnée par la station de radio RTL qui soutient le Luxembourg au concours, en nommant des artistes pas forcément originaires du pays comme la chanteuse grecque Nana Mouskouri en 1963 ou Hugues Aufray en 1964. Parmi les dix chansons qui lui sont proposées, France Gall choisit Poupée de cire, poupée de son.

Le , l'équipe des « 3 G », Gainsbourg-Gall-Goraguer, est à Naples, à la Sala di Concerto della RAI (la salle de concerts des studios napolitains de la télévision italienne) où se tient l'Eurovision. Alors âgée de 17 ans, France Gall est la plus jeune concurrente de cette édition. Les répétitions sont marqués par des incidents entre l'orchestre italien et Serge Gainsbourg, en raison de l'attitude à leur égard de l'auteur-compositeur de la chanson. Les musiciens comparent sa partition au bruit d'une cavalcade, et d'autres huent la chanteuse[14]. Gainsbourg, furieux, claque la porte des répétitions et menace de retirer sa chanson du concours[14].

Un compromis finit par être trouvé, mais une certaine tension persiste, qui se reflète dans l'attitude et la prestation de France Gall, déstabilisée par l'incident[15],[14]. En 2015, elle indique : « J’y suis allée, dans ma tête, tellement perdante[14]. » Passant en quinzième position sur les dix-huit participants et sous la direction d'Alain Goraguer, elle chante en effet d'une voix mal assurée devant plus de 150 millions de téléspectateurs.

La singularité de la chanson étonne. Elle arrive en tête du vote final (jurys nationaux uniquement lors de cette édition) du début jusqu'à la fin et finit par remporter le Grand Prix[14]. La chanson obtient quatre fois la note maximale, mais huit pays, dont la France, ne lui attribuent aucun point[14]. France Gall apporte ainsi la deuxième victoire au Luxembourg, quatre ans après le chanteur français Jean-Claude Pascal et son titre Nous les amoureux. Gainsbourg et France Gall reçoivent chacun la médaille du Grand Prix des mains de Mario Del Monaco. Pour la première fois dans l'histoire du concours, la chanson gagnante n'est pas une ballade. Elle rechante alors le titre tout à la fin de la soirée.

Entre ses deux prestations, Claude François, alors en couple avec la jeune artiste, lui annonce la rupture de leur relation au téléphone lorsque celle-ci lui apprend sa victoire. Le chanteur aurait déclaré : « Tu as gagné, mais tu m’as perdu ». De plus, juste après avoir remporté le concours, France Gall est giflée dans les coulisses par Kathy Kirby, la représentante du Royaume-Uni, classée deuxième avec la chanson I Belong et persuadée de s'être fait voler la victoire alors qu'elle est la favorite de cette édition[14]. Déstabilisée par cette suite d'évènements, elle retourne sur scène en larmes pour interpréter son rappel[16],[14]. Elle n’assiste pas à la conférence de presse du lendemain afin de regagner Paris pour se réconcilier avec Claude François[14].

Le succès de Poupée de cire, poupée de son dépasse les frontières européennes et France Gall l'enregistre en trois langues : allemand, italien et japonais. La chanson atteint le top 10 de plusieurs pays : France, Allemagne, Espagne, Norvège, Danemark, Japon, Turquie, Argentine, Chili, Singapour, Autriche, Pays-Bas, Finlande, Suède[12]. Elle est l'une des premières chansons de l'histoire du concours à rencontrer un tel succès[réf. nécessaire]. Le public français reproche à France Gall d'avoir gagné pour le Luxembourg et non pour leur propre pays ; elle rétorque ne guère connaître les coulisses de sa sélection par RTL[16].

Udo Jürgens et France Gall lors du Grand Prix Eurovision de la chanson européenne 1966 à Luxembourg.

Elle part pour une tournée d'été de plusieurs mois sur les routes françaises avec le chapiteau du Cirque de France. Son frère Philippe remplace le bassiste de l'orchestre. Elle continue d'engranger les succès écrits par Gainsbourg : Attends ou va-t'en, Nous ne sommes pas des anges ainsi que L'Amérique du parolier Eddy Marnay et du compositeur Guy Magenta.

Le , elle est présente à la villa Louvigny à Luxembourg, pour le Grand Prix Eurovision de la chanson européenne 1966. Elle y remet la médaille du Grand Prix à Udo Jürgens, le gagnant autrichien avec la chanson Merci, Chérie.

Serge Gainsbourg rend hommage à France Gall pour leurs nombreuses collaborations, en 1978, dans l'émission Numéro un :

« France Gall m'a sauvé carrément la vie, puisque j'étais un marginal. En 1964, N'écoute pas les idoles, en 1965, l'Eurovision avec Poupée de cire, poupée de son et là, les portes se sont ouvertes. Maintenant, je ne suis plus un marginal, mais c'est toi qui es avec France Gall[17]. »

Nouvelles collaborations et scandale (1966-1968)

L'année 1966 débute avec un nouveau tube de Gainsbourg, Baby pop, un texte que France Gall qualifie de « brutal », mais dont on n'écoute pas la noirceur des paroles chantées par cette adolescente de dix-huit ans.

France Gall figure sur la « photo du siècle » regroupant 46 vedettes françaises du yéyé en [Note 7].

Claude Dejacques, producteur chez Philips en 1966, conçoit de sortir, pour le 1er avril de la même année, un album-gag dans lequel les plus grands artistes maison échangent leurs tubes respectifs. Ainsi, France Gall reprend Jolie Môme, chanson écrite par Léo Ferré pour Juliette Gréco en 1961, tandis qu'Anne Sylvestre reprend L'Amérique, un tube de France Gall de 1965. Comme beaucoup d'idées originales, l'album « poisson d'avril » reste dans les placards de Philips[18].

Son quatrième album, sorti en 1966 est intitulé FG, mais sera communément appelé Les Sucettes, en référence à la chanson éponyme, écrite par Gainsbourg, dont les sous-textes sexuels provoqueront un scandale et entacheront l'image de la jeune artiste. Le titre fait tâche au milieu des autres chansons au ton enfantin de l'album : Je me marie en blanc, Ça me fait rire et Quand on est ensemble.

Si France Gall enregistre le titre sans se douter de son double sens, elle vit très difficilement les retombées de celui-ci. Moquée publiquement, par Gainsbourg même dans l'émission Le bouton rouge, accusée de feindre l'ingénuité, elle révèle des années plus tard avoir vécu cette séquence comme une profonde humiliation, et en avoir été affectée longuement : « Ça a changé mon rapport aux garçons. Ça m'a humiliée, en fait »[19].

La chanson est chantée lors du spectacle télévisé italien Viva Morandi, qui s'inscrit dans la mouvance psychanalytique du film Juliette des esprits, de Fellini, où la chanteuse, aux cotés de Christine Lebail, interprète une jeune fille innocente séduisant le yéyé italien Gianni Morandi. Les deux filles sont estampillées respectivement « La Grâce » et « La Pureté ». L'émission participe encore à alimenter le sous-texte de la chanson[20].

France Gall aura par ailleurs du mal à retrouver la route du succès après cette polémique, enchainant des chansons dans lesquels le public entrevoit des doubles sens, qu'ils soient volontaires ou non, comme les chansons Les Leçons particulières[Créd 1], Bonsoir John-John[Créd 2] dédiée à John Fitzgerald Kennedy, Jr.[20], ou son duo avec Maurice Biraud, La Petite, sortant au début de 1967, évoquant une jeune fille convoitée par l'ami de son père ; qui éclipse son interprétation plus poétique de Néfertiti écrite par Gainsbourg.

Comme en témoigne France Gall dans Les Inrockuptibles : « Mon personnage s’est parfois retrouvé transformé par les gens avec lesquels je travaillais. ». En effet, suite au succès qu'a été la chanson polémique, certains hommes travaillant avec France Gall jouent volontairement cette carte de l'ambiguïté, comme Jean-Christophe Averty, qui la met en scène promenant un troupeau de vieillards en laisse pour illustrer sa chanson enfantine J'ai retrouvé mon chien dans l'émission télévisée Les Raisins verts[21].

Son 45 tours suivant, intitulé 1968, est enregistré avec l'orchestrateur David Whitaker, talentueux compositeur anglais. De nouveaux auteurs, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat, associés au compositeur-chanteur Joe Dassin, écrivent pour France Gall le succès Bébé requin, qui occulte les autres titres. Teenie weenie boppie, chanson à charge contre le LSD, est un échec et marque la fin de la collaboration de la chanteuse avec Serge Gainsbourg. Leur duo consacré à la peine de mort, Qui se souvient de Caryl Chessman ?, ne sera pas commercialisé[22].

Succès en Allemagne et déclin en France (1968-1972)

Dès 1966, France Gall entame une carrière en Allemagne où elle enregistre régulièrement jusqu'en 1972, notamment avec le compositeur et orchestrateur Werner Müller. Des vedettes lui écrivent des textes, comme Heinz Buchholz (Love, l'amour und liebe en 1967, Hippie, hippie en 1968) ou le compositeur de musiques de films Giorgio Moroder (Ich liebe dich, so wie du bist en 1969 et Mein Herz kann man nicht kaufen en 1970). Quelques-uns de ses autres succès en allemand : Haifischbaby[Créd 3], Die schönste Musik, die es gibt (Music to Watch Girls By)[Créd 4], Was will ein Boy[Créd 5], Zwei Apfelsinen im Haar (A Banda), Der Computer Nr. 3[Créd 6], Ein bißchen Goethe, ein bißchen Bonaparte[Créd 7], I Like Mozart[Créd 8], Komm mit mir nach Bahia[Créd 9], Miguel[Créd 10].

En 1969, France Gall participe au festival de Sanremo, en Italie.

En France cependant, elle ne connait plus de succès discographique et son association avec Serge Gainsbourg ne fonctionne plus. Avec David Whitaker, elle enregistre un 45 tours sur un nouveau texte du trio Thomas, Rivat et Dassin, Toi que je veux, sans succès. Les arrangements de Whitaker, tels ceux de la Chanson indienne, ne sauvent pas le disque.

En 1968, elle retrouve son orchestrateur Alain Goraguer pour son nouveau disque. Les quatre titres, mêlent les sonorités jazz (Le Temps du tempo[Créd 11]), pop (Dady da da[Créd 12]), folk (La Vieille Fille[Créd 13]) et classiques (Allo ! Monsieur là-haut[Créd 14]), mais leur sortie est balayée par les mouvements sociaux de Mai 68. Elle quitte alors Paris pour ne pas vivre ces événements[23] :

« À cause des batailles du Quartier latin et des grèves, voilà que la sortie de mon nouveau super 45 tours était compromise. Moi qui avais tant travaillé pour qu'il soit réussi. Et à l'irritation a succédé la peur. Une peur carabinée[24]. »

France Gall, dans le n° 15 d'avril 1969 des archives de Radiocorriere TV (Italie).

Ses chansons suivantes suscitent peu d'intérêt, que ce soit le jazzy Y'a du soleil à vendre[Créd 15] ou les compositions de Joe Dassin : Toi que je veux, 24 / 36, Souffler les bougies. France Gall profite, fin 1968, de sa récente majorité, 21 ans à l'époque, et de l'échéance de son contrat chez Philips la même année pour voler de ses propres ailes en se séparant de Denis Bourgeois.

Elle enregistre début 1969 pour une nouvelle maison de disques, La Compagnie, née de l'association d'artistes comme Hugues Aufray, Nicole Croisille et Michel Colombier.

Avec La Compagnie et Norbert Saada comme producteur de musique et directeur artistique, France Gall enregistre des titres aux styles variés et au succès irrégulier. En 1969 elle signe deux adaptations, qu'elle reniera par la suite : L'Orage (La Pioggia) de l'italienne Gigliola Cinquetti[Note 8] et Les Années folles (Gentlemen Please) de la britannique Barbara Ruskin. Elle reviendra sur cette période en 1996 dans Platine magazine, en la qualifiant de « galère »[25].

Des futurs classiques de sa discographie passent cependant inaperçus, tels Les Gens bien élevés[Créd 16], La Manille et la Révolution[Créd 17], Zozoï[Créd 18] et Les Éléphants[Créd 19]. Sa maison de disques La Compagnie fait faillite en 1970.

Parallèlement, France Gall assiste à la version française de la comédie musicale HairJulien Clerc tient le premier rôle. Celui-ci entre alors dans sa vie, en . Souffrant de rester dans son ombre alors qu'elle-même est en pleine traversée du désert artistique, elle finit par le quitter en 1974. Leur relation inspire à Julien Clerc la chanson Chasse-neige en 1971, tandis que leur séparation lui inspire en 1975 Souffrir par toi n'est pas souffrir[Créd 20].

En 1971, elle devient la première artiste à enregistrer en France pour le label américain Atlantic. Mais malgré la participation d'auteurs prestigieux, comme Jacques Lanzmann sur C'est cela l'amour[Créd 21] ou Étienne Roda-Gil sur Chasse-neige et Caméléon, caméléon, le succès n'est pas au rendez-vous.

En 1972, France Gall reprend le contact avec Gainsbourg. Celui-ci signe les titres Frankenstein et Les Petits Ballons[Créd 22], tentant de reproduire le succès sulfureux des Sucettes, qu'elle enregistre au label EMI-Pathé. Elle travaille aussi avec Jean-Michel Rivat comme directeur artistique sur des textes plus matures comme Cinq minutes d'amour et La Quatrième Chose (1972), puis sur son 45 tours suivant, Par plaisir et Plus haut que moi (1973). Pour elle, sa carrière reste au creux de la vague.

En 1971, elle participe avec son frère Patrice à un roman-photo que le magazine Télé Poche publie en huit épisodes et qu'elle commente ainsi aux journalistes de Platine magazine : « Pour moi, ce roman-photo, c'était la déchéance. L'étape d'après aurait été de faire un film porno »[25].

Rencontre avec Michel Berger et premier album studio (1973-1976)

Au printemps 1973, France Gall entend à la radio la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger[26]. Convaincue par le titre, elle rencontre le chanteur dans les coulisses des studios de radio Europe 1, où elle sollicite son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer[27]. Elle fait une voix sur le titre Mon fils rira du rock'n'roll du nouvel album de Berger, Chansons pour une fan. La chanteuse lui demande alors de composer pour elle : « Ce sera lui ou ce sera personne »[6]. Celui-ci lui donne La Déclaration d'amour, titre qu'il avait écrit pour lui-même, et premier succès d'un nouvel essor dans la carrière de la chanteuse[28]. Lors de l'enregistrement, Michel Berger demande au guitariste Jean-Pierre Castelain d'improviser un solo de guitare sur la piste.

Elle ajoute à propos de cette rencontre décisive : « Ça a transformé mon existence, ma vie. Ça m’a apaisée »[6].

Le , après douze ans de carrière, paraît son premier album studio (les neuf précédents étant plutôt des compilations des titres parus en 45 tours), France Gall, enregistré en 1975[28]. L'interprète s'entretient à ce sujet avec le journaliste Richard Cannavo : « C'est mon premier album ! C'est un truc énorme pour moi ». Ce premier album studio marque un tournant majeur dans le style et la musique de l'artiste[28].

Création familiale et musicale (1976-1985)

Michel Berger consacre son Numéro un, diffusé le sur TF1, à l'écriture d'une comédie musicale, Émilie ou la Petite Sirène 76, inspirée du célèbre conte d'Hans Christian Andersen et dont l'héroïne est, sans surprise, campé par France Gall. Le couple enregistre à cette occasion le duo Ça balance pas mal à Paris[28]. Un mois plus tard, les deux artistes se marient, le , à la mairie du 16e arrondissement de Paris.

Par cette alliance, France Gall devient la belle-fille du professeur Jean Hamburger, membre de l'Académie française et de la pianiste Annette Haas. Deux enfants naitront de cette union : Pauline Isabelle née à Neuilly-sur-Seine le et morte de la mucoviscidose en 1997 et Raphaël Michel, né à Boulogne-Billancourt le [29].

Sous l'impulsion de Berger, elle reprend goût à la scène. En 1978, elle monte de nouveau sur les planches, celles du théâtre des Champs-Élysées (où elle avait auditionné quinze ans plus tôt), pour un concert intitulé Made in France. Le spectacle repose sur une formation exclusivement féminine, à l'orchestre, aux chœurs[Note 9] et à la danse, chose rare à l'époque. En milieu de spectacle, le duo de chanteurs travestis brésiliens Les Étoiles assurent un interlude, reprenant avec France Gall sa chanson Plus haut que moi[Note 10].

En 1979, c'est un spectacle inédit auquel France Gall participe dans le rôle de Cristal[Note 11] et qui reste dans les mémoires. L'opéra-rock Starmania est présenté pendant un mois au Palais des congrès de Paris. Composé par Michel Berger et écrit par l'auteur québécois Luc Plamondon, c'est une réussite, alors que ce genre musical ne rencontre pas les faveurs des producteurs en France.

Elton John, au début des années 1980, s'intéresse à France Gall et Michel Berger.

Le tube Il jouait du piano debout, qui fait référence au rocker et musicien américain Jerry Lee Lewis, issu de l'album Paris, France, obtient un grand succès populaire durant l'été 1980. À la même époque, Elton John qui vit une partie de l'année en France, découvre la musique du couple. Il les contacte pour une collaboration. De cette rencontre naîtront Donner pour donner et Les Aveux, deux titres réunis en 1980 sur un 45 tours qui atteindra bientôt le sommet du hit-parade français ; ainsi qu'une solide amitié[30].

Après la sortie de l'album Tout pour la musique en 1981, France Gall investit début 1982 le Palais des sports de Paris pendant trois semaines à guichets fermés, pour présenter un spectacle novateur, haut en couleur et en musiques électriques. Le public reprend en chœur les chansons, dont deux titres devenus depuis des standards de la chanson française : Résiste et Il jouait du piano debout.

Musique et actions humanitaires (1985-1992)

Les années 1980 sont celles des grandes actions humanitaires dont l'impulsion est donnée par le groupe Band Aid et leur tube Do They Know It's Christmas ?. France Gall se joindra aux Chanteurs sans frontières, à l'initiative de Valérie Lagrange et sous l'égide de Renaud, pour chanter, en 1985, le titre SOS Éthiopie au profit de la population du pays en question.

En , elle entame, au nouveau Zénith de Paris, une série de concerts durant trois semaines. Elle y interprète notamment les chansons de son album Débranche ! sorti en  : Débranche !, Hong-Kong Star, Calypso et Cézanne peint.

Les années 1985 et 1986 voient France Gall avec Michel Berger, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage œuvrer notamment pour le Mali grâce à leur association Action Écoles. Des écoliers volontaires vont récolter des denrées de première nécessité pour ces pays d'Afrique où sévissent la famine et la sécheresse. Ainsi, des livraisons de nourriture et de pompes à eau sont expédiées par l'ONG.

En 1987, paraît l'album Babacar, qui deviendra l'album le plus vendu de sa carrière, grâce au succès des singles Babacar, Ella, elle l'a, Évidemment (en hommage à Daniel Balavoine) et La Chanson d'Azima. Le titre Ella, elle l'a, hommage à la chanteuse de jazz Ella Fitzgerald, reste en tête des ventes durant quatre semaines en Allemagne, où il rencontre un succès encore plus retentissant qu'en France, devenant le cinquième single le plus vendu cette année-là.

Lors d'un passage à Grenoble en , France Gall est abordée par un jeune fan de seize ans venant de participer à une émission de RTL consacrée à de jeunes talents. Elle décèle immédiatement les qualités du jeune Calogero et en parle à sa maison de production Apache. Calogero dira plus tard « qu'après l'avoir rencontrée, il était certain de réussir son rêve »[31].

L'album Babacar donne lieu à un nouveau spectacle. C'est l'éblouissant Tour de France 88 mis en scène par Berger. Représenté à guichets fermés durant six semaines au Zénith de Paris fin 1987, il est suivi d'une tournée triomphale courant jusqu'en 1988. France Gall est accompagnée sur scène par le groupe de cuivres américains Phenix Horns (section de cuivre de Earth, Wind and Fire, Phil Collins et Genesis) et par la troupe africaine de Doudou N'diaye Rose. Elle considère ce spectacle et la puissance du mélange de musiques des trois continents comme le sommet de sa carrière.

Après le tourbillon du succès de l'album Babacar et de la tournée consécutive, elle désire pourtant interrompre sa carrière un temps, à la surprise de Michel Berger qui lui en veut beaucoup, se sentant trahi[32]. Ayant déjà songé à arrêter la musique, elle avait déclaré à Richard Cannavo[33] :

« Le jour où je m'arrêterai, ce sera quelque chose de très douloureux […] Mais c'est une chose à laquelle je me prépare depuis des années déjà. Tant que je me sens proche de mon public, ça va. Mais un jour je m'arrêterai, c'est sûr. Je crois que ce qui sera plus fort que ma passion pour ce métier, c'est la crainte de tout gâcher. Parce que ce qui me fait peur surtout, c'est l'idée de ne pas me rendre compte que je vieillis »

Mort de Michel Berger (1992)

France Gall prend du recul et enregistre peu pendant les années qui suivent. Elle consent à reprendre le chemin des studios pour enregistrer, avec Michel Berger, l'album Double Jeu, création à deux voix mais pas tout à fait un duo, qui sort en . Le couple tourne ensemble le clip du titre-phare Laissez passer les rêves et annonce une série de concerts dans des salles parisiennes comme La Cigale et Bercy.

À l'été , Michel Berger repose aux côtés de son épouse dans leur propriété de Ramatuelle, dans le sud de la France, où il meurt le d'une crise cardiaque à la suite d'une partie de tennis avec Marie-Françoise Holtz, l'épouse du journaliste Gérard Holtz.

Selon les confidences en de Franka Berger, sœur de Michel Berger, et de Bernard Saint-Paul, proche collaborateur de Véronique Sanson, Michel Berger aurait eu une histoire sentimentale avec Béatrice Grimm[34], jeune mannequin et chanteuse, durant les mois précédant son décès en 1992[35] et projetait de s'installer avec elle dans une maison à Santa Monica[36]. Grégoire Colard, l'agent de Michel Berger et de France Gall, ayant cessé de travailler pour le couple en 1990, affirme que France Gall est à cette époque parfaitement au courant de la liaison extraconjugale de son époux et qu'elle en parle librement[37]. À contrario, Serge Perathoner et Jannick Top, musiciens et proches collaborateurs de Michel Berger jusqu'à sa mort déclarent ne jamais avoir eu connaissance de cette liaison[37].

Michel Berger est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris, dans la 29e division. Après une bataille juridique l'opposant à Franka Berger[38] (alors tutrice d'Annette Haas, la mère de Michel), France Gall obtient en le transfert de la sépulture dans la concession de leur fille Pauline[39], située quelques mètres plus loin[40] et que la chanteuse fait transformer en maison de verre le [41].

Fin de carrière et comédie musicale Résiste (1993-2016)

Avec la disparition de Michel Berger, le projet de concerts en duo est annulé, mais France Gall décide de ne pas laisser tomber leur dernier album et de le défendre seule sur scène à Bercy, au printemps 1993.

France Gall participe au spectacle des Enfoirés : Les Enfoirés chantent Starmania le à la Grande halle de la Villette à Paris. Ce spectacle, réunissant 25 artistes, est uniquement composé de chansons issues du spectacle musical Starmania. France Gall y interprète Un garçon pas comme les autres (Ziggy). C'est sa première apparition publique depuis le décès de Michel Berger.

Déjà très affectée par cette perte, elle apprend pendant les répétitions de son spectacle de Bercy être atteinte d'un cancer du sein. Le spectacle et la tournée sont repoussés en , le temps des soins et du rétablissement.

Prévu pour six dates, Bercy rencontre un vif succès et deux dates supplémentaires sont prévues. Première scène depuis plus de six ans, France Gall renoue avec son public dans un spectacle minimaliste et grandiose à la fois.

Le , elle fait partie des 28 artistes du spectacle Les Enfoirés au Grand Rex.

À peine la tournée de Bercy terminée, France Gall enchaîne avec un nouveau spectacle donnant lieu à des représentations à la salle Pleyel, ainsi qu'à une nouvelle tournée en France et en Belgique en . Le spectacle se veut plus joyeux et dansant qu'à Bercy. Elle confie plus tard s'être « noyée dans la musique » après la disparition de son mari, pour détourner son esprit de cette épreuve.

En 1995, elle vit quelques mois à Los Angeles avec ses enfants[42],[43]. Loin des souvenirs, elle enregistre l'album France constitué de reprises de chansons de Michel Berger et d'elle-même, dans un style new jack. Elle est entourée de très grands musiciens américains et de son nouveau compagnon Bruck Dawit (en)[44]. Ce nouvel album annonce une tournée et un spectacle à l'Olympia à l'automne 1996.

Les problèmes de santé de sa fille Pauline étant de plus en plus fréquents, elle met définitivement un terme à sa carrière de chanteuse en donnant un dernier concert privé sur la chaîne M6 en 1997. Comme pour boucler la boucle, elle y reprend notamment Attends ou va-t'en, sa « chanson préférée »[9] écrite en 1965, puis interprète en duo avec Charles Aznavour, La Mamma, chanson écrite par son père en 1960. Fin 1997, Pauline meurt à 19 ans de la mucoviscidose.

Approchée en 1998 par Pascal Obispo, qui lui présente des compositions, elle ne donne pas suite[45]. Les 12 et , elle fait deux dernières apparitions sur la scène de l'Olympia, pour interpréter Quelque chose de Tennessee en duo avec Johnny Hallyday[46],[47]. Elle refuse de participer au conte musical Le Soldat rose, présenté en 2006, que lui propose Louis Chedid pour le rôle finalement tenu par Vanessa Paradis[48].

En 2003, Universal sort le CD Volume no 5 (S.O.S. mesdemoiselles) de son anthologie compilée Pop à Paris. C'est avec surprise qu'on découvre France Gall chanter un titre « inédit » écrit par Serge Gainsbourg en 1967, Bloody Jack, sur la musique et les arrangements de Teenie weenie boppie, et le texte de la chanson éponyme que Gainsbourg interprète en 1968, sur une musique totalement différente[Note 12].

Après une longue période de deuil et de repli dans l'ombre, le , jour anniversaire des vingt ans de la mort de Michel Berger, la radio Europe 1 diffuse un entretien dans lequel France Gall annonce travailler à l'écriture d'une comédie musicale intitulée Résiste, rendant hommage à son mari défunt[49]. Le spectacle est coécrit par son compagnon Bruck Dawit et mis en scène par Ladislas Chollat. C'est l'occasion pour France Gall de renouer avec la scène, même si elle n'envisage pas d'y chanter. Le spectacle est présenté au Palais des sports de Paris de à [50]. Une tournée en France, en Belgique et en Suisse s'ensuit et s'achève le au Zénith de Lille[51].

Début 2015, malgré ses précédentes déclarations, elle laisse entendre son éventuel retour à la chanson[52].

Fin de vie et mort

Tombe de France Gall, Michel Berger et de leur fille Pauline.

Le cancer du sein de France Gall, révélé au grand public et traité en 1993[53], connaît une récidive en 2015[54].

Le , elle participe à la cérémonie des Globes de cristal, où son spectacle Résiste reçoit le prix de la meilleure comédie musicale ; c'est sa dernière apparition publique[55].

Le , elle ne peut pas assister aux obsèques de Johnny Hallyday, ce qui alimente les rumeurs sur son état de santé[56]. Dix jours plus tard, le , elle est admise en soins intensifs à l'hôpital américain de Neuilly pour une « infection pulmonaire sévère »[57].

France Gall s'éteint le , à l'âge de 70 ans, des suites d'une rechute de son cancer[58],[59].

Son cercueil est exposé au public au funérarium du Mont Valérien pendant deux jours[60]. Des obsèques civiles (sans office religieux[61]) ont lieu le [62] au cimetière de Montmartre, « dans la plus grande intimité », selon le souhait de la famille, et en présence de quelques 80 personnes, du cercle amical et familial[61],[63]. Carole Bouquet et Jacques Attali prennent la parole pendant la cérémonie[63]. France Gall repose auprès de Michel Berger et de leur fille, Pauline[60],[61],[63].

Vie privée

En 1964, à l'âge de 17 ans, France Gall entame une relation avec Claude François, alors âgé de 25 ans et marié. Leur séparation définitive, en , inspire au chanteur les paroles de Comme d'habitude qui connaîtra un succès international[64]. Après s'être séparés en mauvais termes, ils ne se revoient qu'en pour chanter quelques-uns des titres de France Gall lors d'une émission de télévision.

Elle partage sa vie avec le chanteur Julien Clerc de 1970 à 1974[65],[66].

Sa collaboration avec Michel Berger, entamée en 1973, se mue progressivement en relation amoureuse. Ils se marient le à Paris[67],[68], à la mairie du 16e arrondissement. Ils ont deux enfants :

  • Pauline Isabelle, née le et morte le de la mucoviscidose ;
  • Raphaël Michel, né le .

Elle vit avec Michel Berger à Paris dans la villa de Beauséjour (16e arrondissement)[69]. En 1986, le couple emménage dans un immeuble haussmannien près du parc Monceau (17e arrondissement)[70], où ils passent le reste de leur vie[71].

Dans les années 1970, ils acquièrent la maison du Clos Saint-Nicolas, une résidence à Vasouy, près d'Honfleur (Normandie), qu'agrandit par la suite le frère de Michel Berger. C'est dans ces lieux que le chanteur aurait composé le tube Résiste. Après la mort de sa fille en 1997, France Gall quitte la maison préférant aller se reposer au Sénégal[72].

Michel Berger meurt le , à la suite d'un infarctus, alors qu’il passe ses vacances en famille dans sa résidence d’été à Ramatuelle[68]. Quelques mois après ce drame, France Gall est diagnostiquée un cancer du sein, dont elle est opérée avec succès le [73]. Elle déclare à ce sujet : « Mon cancer était la concrétisation de mon mal intérieur »[54].

Marquée par ce tragique événement, affaiblie par son cancer du sein, France Gall, ne fait ensuite que quelques rares apparitions sur la scène musicale (Bercy en 1993, Pleyel en 1994, Olympia en 1996), avant de s'en retirer complètement à la mort de sa fille.

De 1995 à sa mort, elle partage sa vie avec Bruck Dawit (en), ingénieur du son, compositeur et producteur américano-éthiopien ayant collaboré avec Sting, Prince, The Rolling Stones ou Eric Clapton[44],[74].

France Gall se rend régulièrement à Dakar au Sénégal depuis 1969. Elle co-fonde avec Abdoulaye Diallo l'association « Les Amis de N'gor ». Elle fait construire une résidence dans l’île de N’Gor en 1990, ainsi qu'un restaurant et une école[75]. Après s'être retirée du monde de la chanson, elle y vit six mois par an[76].

Postérité

Elle refuse toute création de fan-club et n’encourage pas l’édition de biographies. Elle déclare à ce sujet, en 1987[77] :

« Qu’il reste quelque chose de moi m’indiffère. Je ne suis pas comme ces personnalités politiques qui éprouvent le besoin de faire bâtir un monument afin de laisser une trace tangible de leur passage : moi, je ne construis que ma vie… »

En 2001, elle revient sur sa vie et sa carrière dans un portrait filmé pour France 3. Elle considère cette émission comme sa seule autobiographie, et n'envisage pas l'écriture de mémoires[78],[79].

En 2019 est inaugurée l'allée France-Gall, dans le parc Monceau à Paris.

Le , un Google Doodle lui est consacré à l'occasion du 76e anniversaire de sa naissance[80],[81].

Prises de position

En dehors de ses engagements humanitaires, France Gall exprime parfois ses opinions politiques publiquement.

Elle participe pour la première fois à un rassemblement politique en apparaissant à un meeting de François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1988[82].

En 2002, elle déclare avoir voté pour Lionel Jospin, pour faire barrage à la candidature de Jean-Marie Le Pen : « Au second tour, j'ai jeté les bulletins Le Pen sur le trottoir »[70].

Lors de l'élection présidentielle de 2007, elle affiche sa préférence pour Nicolas Sarkozy[83], puis lors de l'élection de 2012, elle choisit de soutenir François Hollande[83].

En 2013, elle exprime ses doutes sur le projet de loi autorisant le mariage homosexuel en France, mais déclare ensuite s'être mal exprimée : « À force de vouloir tout expliquer, je me suis mal exprimée. […] Et j'ai été mal comprise. […] Mes potes gays étaient furieux et stupéfaits. […] Donc je le dis clairement, je ne suis pas, absolument pas, contre le mariage pour tous, au contraire, je suis pour l'égalité des droits »[84].

Inspiration et hommages

Ses ruptures sentimentales inspirent trois chansons :

Michel Berger lui consacre également trois chansons d'amour, qu'il écrit et compose lui-même :

Cinéma et théâtre

France Gall au cinéma

Si elle s'impose comme une icône musicale, France Gall se tiendra toujours loin du cinéma, n'aimant pas jouer la comédie, même dans ses clips musicaux. Elle refuse des propositions de rôles de Claude Chabrol et Robert Hossein[52].

En 1965, une émission pour la télévision, réalisée par Jean-Christophe Averty et consacrée aux chansons de France Gall, est distribuée aux États-Unis. Gall est alors pressentie par Walt Disney pour incarner Alice dans une version musicale qu’il souhaite réaliser après avoir déjà fait Alice au pays des merveilles en dessin animé en 1951, dont il n'est pas satisfait musicalement. C’est le seul projet cinématographique auquel elle répond favorablement, alors qu’elle a toujours demandé à son entourage de « l’empêcher de faire du cinéma ». Disney, déjà gravement malade, meurt en 1966 et son idée disparaît avec lui[85].

En 1967, elle incarne un agent de la circulation dans l'épisode Le Lapin de Noël de Jean-Pierre Bastid dans la série Dim Dam Dom.

En 1968, elle décline l'offre du réalisateur Jean Herman pour interpréter, dans Adieu l'ami, le rôle de Dominique « Waterloo », à cause d'une scène où elle aurait dû embrasser Alain Delon, car, à l'époque, elle entretient une relation amoureuse avec Claude François[86].

Elle participe tout de même, en mars 1974, au téléfilm Notre correspondant à Madras réalisé par Jean-Pierre Spiero et diffusé sur la nouvelle troisième chaîne. Elle incarne la secrétaire lascive de Sacha Pitoëff dans cet épisode court d’une série expérimentale et ambitieuse voulue par la chaîne, qui passera finalement inaperçu.

En 1988, elle refuse même un projet cinématographique de Michel Berger, souhaitant lui faire tenir un rôle dans un film musical. Elle confie à Christophe Nicolas sur Radio Nostalgie[87] :

« J’ai refusé de faire ce film à la grande tristesse de Michel parce que je déteste jouer la comédie. [...] J’avais déjà du mal à tourner des clips de trois minutes, donc je me suis dit si je pars dans un film ça va être horrible, je vais être malheureuse. Voilà pourquoi ça ne s’est pas fait. »

En 1993-1994, naît l'idée d'une collaboration cinématographique avec son amie la scénariste Telsche Boorman[88], mais le projet s'éteint avec le décès de Telsche en .

En 1996, elle contacte Jean-Luc Godard, dont elle a notamment aimé le film Nouvelle Vague (1990), pour qu’il réalise le clip de sa chanson Plus haut à la suite de la sortie de son album France[89]. Godard, qui n'a jamais été sollicité pour tourner un clip, accepte. Ne souhaitant pas réaliser un simple clip, les deux artistes mettent en boîte un court-métrage pictural et onirique, intitulé Plus oh !, diffusé une seule fois sur sur M6 en 1996, avant d'être interdit d'antenne car Godard ne s’est pas acquitté de tous les droits d'auteur[réf. nécessaire].

Son personnage au cinéma

France Gall apparait comme personnage secondaire dans deux biopics sur des personnages qu'elle a côtoyé :

Ses chansons au cinéma, à la télévision et au théâtre

Cinéma

Télévision

Théâtre

Distinctions

Décorations

Discographie

Albums

Les succès

  1. 1963 : Ne sois pas si bête, adaptation française par Pierre Delanoë de Stand a Little Closer, (œuvre originale américaine écrite et composée par Jack Wolf et Maurice « Bugs » Bower)
  2. 1964 : N'écoute pas les idoles, (paroles et musique de Serge Gainsbourg)
  3. 1964 : Laisse tomber les filles, (paroles et musique de Serge Gainsbourg)
  4. 1964 : Sacré Charlemagne, (paroles de Robert Gall et musique de Georges Liferman)
  5. 1965 : Poupée de cire, poupée de son, (paroles et musique de Serge Gainsbourg — 1er Grand Prix du Concours Eurovision de la chanson 1965 pour le Luxembourg)
  6. 1965 : L'Amérique, (paroles d’Eddy Marnay et musique de Guy Magenta)
  7. 1966 : Baby pop, (paroles et musique de Serge Gainsbourg)
  8. 1966 : Les Sucettes, (paroles et musique de Serge Gainsbourg)
  9. 1967 : Bébé requin, (paroles de Jean-Michel Rivat et Frank Thomas, musique de Joe Dassin)
  10. 1974 : La Déclaration d'amour, (paroles et musique de Michel Berger)
  11. 1974 : Mais, aime-la, (paroles et musique de Michel Berger)
  12. 1975 : Comment lui dire, (paroles et musique de Michel Berger)
  13. 1975 : Samba mambo, (paroles et musique de Michel Berger)
  14. 1976 : Ça balance pas mal à Paris, (paroles et musique de Michel Berger, en duo avec Michel Berger, extrait de la comédie musicale télévisée Émilie ou la Petite Sirène 76)
  15. 1977 : Musique, (paroles et musique de Michel Berger)
  16. 1977 : Si, maman si, (paroles et musique de Michel Berger)
  17. 1978 : Viens je t'emmène, (paroles et musique de Michel Berger)
  18. 1979 : Besoin d'amour, (paroles de Luc Plamondon et musique de Michel Berger, extrait de l’opéra-rock Starmania)
  19. 1980 : Il jouait du piano debout, (paroles et musique de Michel Berger)
  20. 1980 : Donner pour donner, (paroles de Michel Berger et Bernie Taupin, musique de Michel Berger, en duo avec Elton John)
  21. 1981 : Tout pour la musique, (paroles et musique de Michel Berger)
  22. 1981 : Résiste, (paroles et musique de Michel Berger)
  23. 1981 : Diego libre dans sa tête, (paroles et musique de Michel Berger et reprise par Johnny Hallyday en 1990)
  24. 1984 : Débranche, (paroles et musique de Michel Berger)
  25. 1984 : Hong-Kong Star, (paroles et musique de Michel Berger)
  26. 1985 : Calypso, (paroles et musique de Michel Berger)
  27. 1985 : Cézanne peint, (paroles et musique de Michel Berger)
  28. 1987 : Babacar, (paroles et musique de Michel Berger)
  29. 1987 : Ella, elle l'a, (paroles et musique de Michel Berger)
  30. 1988 : Évidemment, (paroles et musique de Michel Berger)
  31. 1989 : La Chanson d'Azima (Quand le désert avance), (paroles et musique de Michel Berger)
  32. 1992 : Laissez passer les rêves, (paroles et musique de Michel Berger, en duo avec Michel Berger)
  33. 1992 : Superficiel et léger, (paroles et musique de Michel Berger, en duo avec Michel Berger)
  34. 1996 : Plus haut (2e version), (paroles et musique de Michel Berger)
  35. 2004 : La seule chose qui compte, (inédit enregistré en 1987, paroles et musique de Michel Berger)

Télévision

Vidéographie

Reprises

Notes et références

Notes

  1. Première chanson écrite par Gainsbourg pour France Gall : N'écoute pas les idoles, parution en mars 1964 sur super 45 t Philips 434 874 BE voir Discogs

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Voir aussi

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Bibliographie

Biographies

Essais

Photographies

  • Murielle Bisson et Patricia Martoglio (préf. France gall), Sur les pas de France Gall et Michel Berger : Road-book d'une groupie, Paris, Éditions Descartes & Cie, , 176 p. (ISBN 978-2-84446-237-4, présentation en ligne)
  • France Gall (photogr. Thierry Boccon-Gibod), Michel Berger – Haute fidélité, Paris, Éditions Fetjaine, coll. « Musique », , 144 p., relié, 28 cm x 23 cm (ISBN 978-2-35425-377-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article Album-souvenir de photos prises par l'ami d'enfance de Michel Berger, Thierry Boccon-Gibod (auteur, notamment, de nombreuses pochettes d'albums-musique) et commentées par France Gall.

Conférence

Conférence du de la BnF en partenariat avec le Hall de la chanson : Gainsbourg chez les yéyés ou J'irai t'chercher ma Lolita chez les yé-yé. Animée et chantée par Serge Hureau et Olivier Hussenet (versions vidéo et audio, 77 min).

Articles connexes

Liens externes

  1. Surnom qu'elle porte depuis l'enfance comme l'écrivent notamment Hugues Royer et Philippe Séguy dans la double biographie France Gall, Michel Berger : Deux destins pour une légende : « À cinq ans, Isabelle est surnommée « Babou » — le sobriquet lui restera ». Créditée comme choriste « Babou » par Michel Berger dans ses albums Mon piano danse, Beauséjour, Différences et particulièrement dans l'album Ça ne tient pas debout : « Merci à Jannick et à Babou-amour qui m'ont tant donné, sans oublier Jean-Pierre : ce disque est aussi le vôtre. ».
  2. Trois succès de chanteurs français : Parce que tu sais des Chaussettes noires, Il a le truc (adaptation de He's Got the Power (en)) des Gam's, Ne boude pas (adaptation de Take Five) de Richard Anthony et deux chansons originales : J'entends cette musique et, Pardonnez-moi de vivre
  3. En septembre 2004, elle est interviewée par Jean-Pierre Pasqualini, dans le no 114 de Platine magazine et cite les « Grands moments dans ma carrière de chanteuse de disques. […] Ma toute première séance en studio pour mon premier disque. Il y avait quatre pistes à l'époque et quatre musiciens autour d'Alain Goraguer : Christian Garros à la batterie, Pierre Michelot à la basse, René Urtreger et Eddy Louiss au clavier. J'ai été aussi impressionnée en 1963 que dix ans plus tard avec Michel. Dès 1963, comme je faisais du jazz, je sentais que ça jouait ! J'avais d'ailleurs fait mon premier essai de voix avec ces mêmes musiciens en juillet 1963 sur la scène du théâtre des Champs-Élysées. Ce fut également la même équipe quand j'ai travaillé avec Gainsbourg. »
  4. Un match France-pays de Galles s'est tenu le à Colombes, dans le cadre du Tournoi des Cinq Nations 1963.
  5. Derrière Tu n'y crois pas de Michel Berger et devant La Mamma de Charles Aznavour
  6. À la suite de la proposition des élèves du pôle scolaire Mon-Idée, approuvée par le conseil municipal d'Auvillers-les-Forges est baptisée la « Rue du Sacré-Charlemagne ». L'inauguration a lieu le en présence, notamment, de Benoît Huré, sénateur et de Miguel Leroy, président de la communauté de communes de la Région de Signy-le-Petit. Pour la circonstance, conseillers municipaux et élèves ont entonné la célèbre chanson. Source : communiqué de la mairie d'Auvillers-les-Forges du .
  7. Dont Claude François, Serge Gainsbourg et Michel Berger.
  8. Elles interprétent la chanson ensemble au festival de Sanremo en 1969
  9. France cite notamment la choriste Stella Vander, anti-yéyés des années 1960, qui fit une brève carrière solo en refusant le système du show-business (un de ses titres les plus connus intitulé Le Folklore auvergnat est une réaction à Le Folklore américain interprété par Sheila en 1965 ). Stella est l’épouse de Christian Vander, fondateur du groupe Magma dont elle est l’une des fidèles choristes
  10. Adaptation française de Maria vai com as outras, écrite, composée et interprétée à l'origine par les Brésiliens Vinícius de Moraes et Toquinho
  11. Personnage inspiré par Patricia Hearst.
  12. Zizi Jeanmaire reprendra, toujours en 1968, la version de Gainsbourg avec un texte légèrement modifié.
  1. Ecrit par Jacques Datin net composé par Alain Goraguer
  2. Ecrit par Gilles Thibaut et composé par Claude-Henri Vic
  3. Traduction de Bébé requin
  4. Ecrit par Kurt Hertha, Sid Ramin et Tony Velona
  5. Ecrit par Henry Mayer et Kurt Hertha, parue en 1967
  6. Ecrit par Christian Bruhn et Georg Buschor, sorti en 1968
  7. Ecrit par Christian Bruhn et Hans Bradtke
  8. Ecrit par Horst Heinz Henning et Max Mainzel, sorti en 1969
  9. Ecrit par Tony Hendrik et Werner Raschek
  10. Ecrit et composé par Dieter Zimmermann, sorti en 1972
  11. Ecrit par Robert Gall et composé par Alain Goraguer
  12. A l'origine l'indicatif de The Big Team, composé par Michel Colombier
  13. Ecrit par Joe Dassin et Jean-Michel Rivat
  14. Ecrit par Philippe Nicaud et composé par Gérard Gustin
  15. Ecrit par Robert Gall sur une musique d'Hubert Giraud
  16. Ecrit par Frank Gérald et Hubert Giraud
  17. Ecrit par Boris Bergman et Hubert Giraud
  18. Ecrit par Robert Gall et Nelson Angelo
  19. Ecrit par Jean Schmitt et Jean Géral
  20. Ces deux chansons sont signées Étienne Roda-Gil
  21. sur la musique de Paul-Jean Borowsky, ancien membre du groupe Martin Circus
  22. Sur une musique de Jean-Claude Vannier
  23. Paroles de Claude François et Gilles Thibaut, musique de Claude François et Jacques Revaux
  24. Adaptation française par Jacques Plante de Beggin' du groupe The Four Seasons (paroles et musique originales de Bob Gaudio/Peggy Santiglia)
  25. Paroles d’Étienne Roda-Gil et musique de Julien Clerc
  26. Série de 6 épisodes de 5 minutes en noir et blanc, sur la 2e chaîne de l'ORTF
  27. Téléfilm musical, durée 60 min, noir et blanc, 1re chaîne ORTF
  28. durée 25 min, 2e chaîne ORTF
  29. Téléfilm musical, durée 33 min, couleur. Production de la Télévision suisse romande, diffusée le sur la TSR.
  30. Téléfilm avec Sacha Pitoëff — Couleur, durée 25 min. Diffusion le 10 mars sur la troisième chaîne
  31. Réalisation de Marion Sarraut, Couleur, durée 56 min — Diffusion le 22 mai sur TF1 — Parution du DVD INA / Éditions LCJ en 2005, réédition en 2007.
  32. Durée 68 min — Diffusion le 11 mars sur TF1
  33. Durée 58 min — Diffusion le 3 octobre sur Antenne 2
  34. Produite par Maritie et Gilbert Carpentier — Durée environ 70 min — Diffusion le 6 avril sur TF1
  35. Durée environ 70 min — Diffusion le 10 avril sur TF1
  36. Réalisée par Gérard Pullicino — Durée 70 min — Diffusion le 10 avril sur France 2
  37. Diffusion le 25 avril sur M6
  38. Réalisée par Gérard Pullicino — Durée 70 min — Diffusion le 12 février sur France 2
  39. Réalisée par Gérard Pullicino — Durée 70 min — Diffusion le 5 novembre sur France 2
  40. Durée 83 min — Diffusion le 26 avril sur M6
  41. Entretien conduit par Didier Varrod — Durée 105 min — Diffusion le 9 octobre sur France 3
  42. Durée 115 min — Diffusion le 30 décembre sur TF1
  43. Durée 110 min — Diffusion le sur France 2 Diffusée en hommage à Michel Berger disparu il y a 15 ans
  44. Durée 52 min — Diffusion le sur France 3
  45. Durée 140 min — Diffusion le sur France 2
  46. Émission réalisée par François Hanss et animée par France Gall — Diffusion le sur France 2
  47. Documentaire de Mireille Dumas réalisé par Alain Chaufour et Anne Sédès — Avec la participation de Jean-Marie Périer — Diffusion le sur France 3
  48. Diffusion le sur France 3
  49. Durée 130 min — Diffusion le sur France 2
  50. Durée 120 min — Diffusion le sur France 3
  51. Mise en scène France Gall et Hervé Lebeau — Direction musicale de France Gall — Décors de Jean Haas — Avec la participation des rappeurs de l'association « Droit de cité » — Réalisation vidéo de Gérard Pullicino — Paroles et musique de Michel Berger, liste des titres : 1. Laissez passer les rêves — 2. Bats-toi — 3. Le Paradis blanc — 4. Cézanne peint — 5. Les Élans du cœur — 6. Évidemment — 7. Débranche — 8. La Déclaration d'amour — 9. Si, maman si — 10. C'est difficile d'être un homme aussi — 11. J'ai besoin de vous — 12. Il jouait du piano debout — 13. La Minute de silence — 14. La Chanson de la négresse blonde — 15. Mademoiselle Chang — 16. Ella, elle l'a — 17. Jamais partir
  52. Liste des titres : 1. Débranche réalisé par Jeep Novak (1984) — 2. Ella, elle l'a réalisé par Bernard Schmitt (1987) — 3. Évidemment réalisé par Michel Berger (1988) — 4. Laissez passer les rêves, en duo avec Michel Berger, réalisé par Philippe Gautier (1992) — 5. Résiste réalisé par Philippe Gautier (1997)
  53. titre seulement édité en 2012 sur la compilation double CD Barbara Best of (Mercury-Universal)


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