On les trouve généralement à chaque extrémité de la voie, de part et d'autre de la chaussée, avec des rappels à chaque intersection. Elles peuvent être fixées directement sur le mur d'un bâtiment, ou sur un poteau, parfois en association avec la plaque d'une voie voisine, ou avec des panneaux de signalisation.
Historique
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En France au Moyen Âge, les noms de rues suivaient une logique pratique : ils désignaient le lieu qu’elles desservaient, qu’il soit religieux ou civil, comme la « place de l'Église », ma « place du marché » ou la « rue des Bouchers », etc. Parfois, ils faisaient référence aux métiers dans une même rue ou aux enseignes accrochées aux maisons. Avec l'extension et le peuplement des villes au XIIIe siècle, notamment à Paris, il devint nécessaire de distinguer de distinguer les maisons grâce à des enseignesservant à la fois de repère et d'indication professionnelle[1]. À partir de 1600, sur l'initiative du duc de Sully, les rues commencèrent à porter des noms sans lien direct avec leur emplacement, tandis que leur dénomination devenait peu à peu un monopole public et royal : d'après le chercheur Dominique Badariotti, ce dernier « s'exerce dès lors tant bien que mal, fonctionnant mieux à Paris qu'en province et valorisant les puissants du royaume ou les notables régionaux »[2].
Entre 1815 et 1875, Toulouse était la seule ville à utiliser un système de plaques jaunes pour les rues parallèles à la Garonne, avec une numérotation allant d'amont en aval, et des plaques blanches pour les rues perpendiculaires ou obliques, dont la numérotation partait du fleuve vers l'extérieur.[3].
Quelques tentatives ponctuelles d'installation de panonceaux et d'inscription des noms de rues et de direction gravés sur les murs des angles de rue, ont lieu au XVe siècle[4]. La pose de plaque de fer sur les maisons placées au coin des rues se développe au XVIIIe siècle. En 1844, cette méthode est remplacée en France, lorsqu'un arrêté du préfet de la SeineRambuteau impose à Paris l'emploi de plaques en lave de Volvicémaillée, avec des lettres blanches se détachant sur fond bleu[5],[6].
Les plaques de rue européennes sont traditionnellement des plaques émaillées avec lettres blanches sur fond bleu depuis le milieu du XIXe siècle. Le bleu obtenu en ajoutant un oxyde métallique à un pigment coloré, comme le dioxyde de chrome, ou le bleu de Sèvres à base d'oxyde de cobalt[7], étant alors la seule couleur disponible pour la production de masse, en plus du noir et blanc.
↑Dominique Badariotti, « Les noms de rue en géographie. Plaidoyer pour une recherche sur les odonymes », Annales de géographie, vol. 111, no 625, , p. 285-302 (lire en ligne, consulté le ).
↑Valérie Vignaux, Jacques Becker, ou L'exercice de la liberté : Biographie critique, Liège, éd. du Céfal, coll. « Travaux et Thèses Cinéma », , 272 p. (ISBN2-87130-088-7, lire en ligne), p. 139.