Swingle Singers

De Mi caja de notas


The Swingle Singers (période française)
Description de cette image, également commentée ci-après
The Swingle Singers en 1964.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Jazz
Années actives 1962-1973
Labels Philips
The Swingle Singers (période britannique)
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Swingles au festival Black Forest Voices à Kirchzarten (Allemagne) le 29 juin 2019.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Jazz
Années actives Depuis 1974
Labels Virgin, Swingle Singers

The Swingle Singers est un groupe vocal formé à Paris en 1962 par Ward Swingle (en). Le concept initial est d'interpréter des airs instrumentaux classiques, arrangés par Ward Swingle en scat (jazz vocal).

Première période (1962-1973)

Jean-Claude Briodin (1964)

Le groupe vocal a été fondé par Ward Swingle (qui avait fait partie auparavant des Double Six), chanteur ténor et arrangeur américain vivant en France. Il déclare être descendant du réformateur suisse Ulrich Zwingli[1], contemporain de Martin Luther (début du XVIe siècle). Pour constituer le groupe, il s'est entouré de sept chanteurs choristes français habitués des studios d'enregistrement parisiens (parfois anciens membres des Double Six) : Claude Germain (ténor), Christiane Legrand première soprano du groupe (sœur du compositeur Michel Legrand), Jeanette Baucomont (soprano), Claudine Meunier (alto), Anne Germain (alto), Jean Cussac (basse) et Jean-Claude Briodin (basse). En plus de ces huit chanteurs s'ajoutent le contrebassiste Pierre Michelot et le batteur Gus Wallez.

Pendant cette période, les autres chanteurs du groupe ont été : José Germain (basse), Alice Herald (alto), Hélène Devos (alto), Jo Noves (ténor), Nicole Darde (soprano) et Claude Chauvet (soprano). Et les autres musiciens : André Arpino, Daniel Humair, Bernard Lubat, Roger Fugen et Marcel Sabiani (batterie), Guy Pedersen, Gilbert Rovère et Jacky Cavallero (contrebasse)[2].

Les Swingle Singers gagnent rapidement un succès international : cinq Grammy Awards et trois nominations, un Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros, concert à la Maison-Blanche et galas aux États-Unis pour la campagne présidentielle de Lyndon Johnson, concerts au Carnegie Hall, collaboration avec Duke Ellington (oratorio à l'église Saint-Sulpice) et le Modern Jazz Quartet (enregistrement du disque Place Vendôme), création de la Sinfonia de Luciano Berio (et interprétation de cette œuvre partout dans le monde sous la direction de Luciano Berio, Leonard Bernstein, Pierre Boulez, et Ernest Bour) et d'autres pièces du compositeur, tournées internationales (Japon, Liban, Brésil, Argentine, Portugal)...

Leurs enregistrements sont fréquemment utilisés dans des musiques de film ou dans la publicité.

« Le disque d'or des Swingle Singers » (Philips 6332 188) rassemble treize pièces couvrant la période 1963-1973.

De 1974 à aujourd'hui

Depuis 1974, après la dissolution du groupe français, Ward Swingle crée un nouveau groupe à Londres. Les nouveaux Swingle Singers chantent principalement a cappella mais font parfois appel à un accompagnement d'une basse et d'une batterie. Ils produisent des reprises d'un haut niveau technique qui vont des Beatles à la musique classique (Tchaïkovski, Bach) en passant par l'opéra (Rossini). Les arrangements sont souvent proches des harmonies du jazz. Ils sont également influencés par Nat King Cole.

  • Ils ont chanté avec The Style Council sur le morceau The Story of Someone's Shoe (sur l'album Confessions of a Pop Group de 1988). Le leader de The Style Council, Paul Weller, a déclaré que ce morceau était inspiré de l'album que les Swingle Singers avait enregistré en 1967 avec le Modern Jazz Quartet : Place Vendôme.
  • En 1996, ils font les chœurs de l'album Eden, de l'icône pop français Étienne Daho et lui donnent notamment la réplique dans la chanson Timide intimité.
  • Ils ont aussi enregistré Ci-Git Satie et Visions and Spels de Ben Johnston.
  • En 2005, leur enregistrement du Prélude en fa majeur du Clavier bien tempéré de Bach a été intégré dans le disque They de Jem Griffith ; ce morceau fait aussi partie de la bande originale du film de 2006 Les Gigolos.
  • En 2006, les Swingle Singers ont aussi enregistré la Fugue en sol mineur (BWV 578) de Bach qui peut être entendue dans le film Thank You for Smoking.

Le groupe comprend actuellement :

  • Joanna Goldsmith (soprano)
  • Julie Kench (soprano)
  • Clare Weeler (alto)
  • Johanna Marshall (alto)
  • Richard Eteson (ténor)
  • Tom Bullard (ténor)
  • Kevin Fox (basse)
  • Tobias Hug (basse).

Discographie

  • 1963 : Jazz Sébastien Bach (Grand prix international du disque - Académie Charles Cros[3])
  • 1964 : Going Baroque, de Bach aux Baroques
  • 1965 : Swinging Mozart
  • 1965 : Les Romantiques
  • 1966 : Swingling Telemann
  • 1966 : Place Vendome (en) (avec le Modern Jazz Quartet)
  • 1967 : Sounds of Spain : Concerto d'Aranjuez
  • 1968 : Operazione San Pietro (BO du film homonyme)
  • 1968 : Noëls sans passeport
  • 1968 : Jazz Sébastien Bach 2
  • 1969 : American Look
  • 1969 : Sinfonia: Luciano Berio conducting the New York Philharmonic and Swingle Singers
  • 1972 : The Four Seasons
  • 1972 : Bitter Ending

Anecdotes

Récompenses

  • Grammy Awards 1964 :
    • Meilleur nouvel artiste[5]
    • Meilleure interprétation par un choeur pour Bach's greatest hits (Jazz Sébastien Bach)
  • Grammy Awards 1965 : Meilleure interprétation par un choeur pour Going Baroque[6]
  • Grammy Awards 1966 : Meilleure interprétation par un choeur pour Anyone for Mozart ? (Swinging Mozart)[7]
  • Grammy Awards 1970 : Meilleure interprétation par un choeur classique autre qu'un opéra pour Luciano Berio : Sinfonia[8]

Nominations

  • Grammy Awards 1964 : Meilleur album de l'année pour Bach's greatest hits (Jazz Sébastien Bach)
  • Grammy Awards 1967 : Meilleure interprétation par un choeur pour Rococo A' Go Go (Swingling Telemann)[9]
  • Grammy Awards 1968 : Meilleure interprétation par un choeur pour Encounter (Place Vendôme) avec le Modern Jazz Quartet[10]

Notes et références

  1. France Musique, Les trésors de France Musique, « Mémoire retrouvée : Ward Swingle. Une archive de 1997 ».
  2. Rémi Carémel, « Discographie Les Swingle Singers / The Swingle Singers (1962-1973) », sur Dans l'ombre des studios, .
  3. Mention sur une étiquette apposée sur la pochette de l'album Philips 840519 PY (archives de l'Académie non disponibles pour cette date).
  4. Rémi Carémel, « Enregistrement inédit: "Pavane pour une infante défunte" (Ravel) par les Swingle Singers (1967) », sur Dans l'ombre des studios, .
  5. « Grammy Awards 1964 »
  6. « Grammy Awards 1965 »
  7. « Grammy Awards 1966 »
  8. « Grammy Awards 1970 »
  9. « Grammy Awards 1967 »
  10. « Grammy Awards 1968 »

Liens externes


<footer>source wp:Swingle Singers</footer>