Tetractys

De Mi caja de notas

La tétractys (grec : τετρακτύς), ou tétrade, ou encore la tétractys de la décade est une figure triangulaire composée de dix points disposés sur quatre rangées : un, deux, trois et quatre points dans chaque rangée, ce qui est la représentation géométrique du quatrième nombre triangulaire.

En tant que symbole mystique, il était très important pour le culte secret du pythagorisme.

Il y avait quatre saisons, et le nombre était également associé aux mouvements planétaires et à la musique.

Étymologie

(XVIe siècle)[1] Du latin tetras, tetradis, lui-même issu du grec ancien τετράς, tetrás de même sens → voir monade et triade.

Nom commun

SingulierPluriel
tétrade tétrades
\te.tʁad\

Deux tétrades. (définition no 8, en musique)

tétrade \te.tʁad\ féminin

  1. Groupe de quatre éléments solidaires.
  2. (Antiquité) Nombre quatre, symbole de justice chez Pythagore ; série ou somme des quatre premiers nombres, combinaison numérique dans laquelle interviennent quatre nombres ou quatre opérations particulières.
    • Tu t’appelleras Hermès, et tes disciples, quand tu les auras trouvés s’appelleront Tat, Asclèpios et Ammon. Puisse se compléter bientôt la tétrade hiératique qui doit transmettre, d’une génération à l’autre, le dépôt de la science sacrée.  (L. Ménard, Rêv. païen, 1876, page 126)
    1. Ensemble de quatre éléments tels que ceux qui forment ou qui définissent l’âme, l’Homme ou la Divinité.
    • L’homme, dans l’antique doctrine, comme dans la vérité, est une tétrade, un quaternaire : il est sensation, sentiment, connaissance ; et il est ces trois choses unies, et formant par leur réunion une unité, une monade.  (P. Leroux, Humanité, 1840, page 833)
  3. (Biologie) Ensemble des quatre chromatides associées au sein d’un bivalent.
  4. (Botanique) Groupe de quatre spores ou de quatre grains de pollen.
  5. (Informatique) Suite de quatre bits.
  6. (Mathématiques) Assemblage des quatre premiers nombres naturels, 1, 2, 3, 4[2].
  7. (Géométrie) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
  8. (Musique) Accord de quatre notes.

Synonymes

Vocabulaire apparenté par le sens

  • Aide sur le thésaurus tétrade figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : musique.

Traductions

Holonymes

Prononciation

  • France (Île-de-France) : écouter « tétrade [te.tʁad] »
  • Cesseras (France) : écouter « tétrade [Prononciation ?] »

Voir aussi

Références


La Tétractys.

La Tétractys grec ancien : τετρακτύς, ύος (ἡ), (ou encore Tetraktys[1], Tétrade, Tétractys de la décade[2], Quaternaire[3]) est le nombre quaternaire, c'est-à-dire le nombre 10 formé par l’addition des quatre premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4), qui est le fondement de toutes choses dans la doctrine pythagoricienne[4].

Il s'agit d'une figure triangulaire composée de dix points disposés en quatre rangées : un, deux, trois et quatre points dans chaque rangée, qui est la représentation géométrique du quatrième nombre triangulaire. Il est possible que la Tétractys ait tenu un rôle important dans le pythagorisme, notamment dans le pythagorisme tardif.

Symbole pythagoricien

  1. Les quatre premiers chiffres symbolisent la musica universalis et le Cosmos comme suit :
    1. Monade – Unité
    2. Dyade – Pouvoir – Limite/Illimité (peras/ apeiron )
    3. Triade – Harmonie
    4. Tétrade – Cosmos[5]
  2. Les quatre rangées totalisent dix, ce qui représente une unité d'ordre supérieur (La Décade).
  3. La Tétractys symbolise les quatre éléments classiques: l'air, le feu, l'eau et la terre.
  4. La Tétractys représente l'organisation de l'espace:
    1. la première ligne représente zéro dimension Page d'aide sur l'homonymie (un point )
    2. la deuxième ligne représente une dimension (une ligne de deux points)
    3. la troisième rangée représente deux dimensions (un plan défini par un triangle de trois points)
    4. la quatrième rangée représente trois dimensions (un tétraèdre défini par quatre points)

Une prière des Pythagoriciens[Lesquels ?] montre l'importance de la Tétractys (parfois appelée «Tétrade mystique»), puisque cette prière lui était adressée[6],[7] :

« Bénis-nous, nombre divin, toi qui as engendré les dieux et les hommes! Ô sainte, sainte Tétraktys, toi qui contiens la racine et la source de la création du flux éternel de la création. Car le nombre divin débute par l'unité pure et profonde et atteint ensuite le quatre sacré ; ensuite, il engendre la mère de tout, qui relie tout, le premier-né, celle qui ne dérive jamais, le Dix sacré, qui détient la clé de toute chose. »

En tant que partie de la religion secrète, les initiés devaient prêter serment secret auprès des Tetractys. Ils servaient alors comme novices, ce qui les obligeait à observer le silence pendant une période de cinq ans.[réf. nécessaire]

La Tétractys était invoquée par un célèbre serment[8] :

« Non, par Celui qui a révélé à nos têtes

La Tétraktys, qui est la source et la racine

de la nature inépuisable. »

Il est dit[9] que le système musical pythagoricien était basé sur la Tétractys car les rangées peuvent être lues comme les rapports de 4:3 (quarte parfaite), 3:2 ( quinte parfaite ), 2:1 octave), formant les intervalles de base des gammes pythagoriciennes. Autrement dit, les gammes pythagoriciennes sont générées en combinant des quartes pures (dans une relation 4:3), des quintes pures (dans une relation 3:2) et les rapports simples de l'unisson 1:1 et de l'octave 2:1. À noter que le diapason, 2:1 (octave), et le diapason plus diapente, 3:1 (quinte composée ou douzième parfaite), sont des intervalles de consonnes selon la Tétractys de la décade, mais que le diapason plus diatessaron, 8:3 (quatrième composé ou onzième parfait), ne l'est pas. La Tétractys (également connue sous le nom de décade) est un triangle équilatéral formé de la séquence des dix premiers nombres alignés sur quatre rangées. C'est à la fois une idée mathématique et un symbole métaphysique qui embrasse en lui-même – sous forme de graine – les principes du monde naturel, l'harmonie du cosmos, l'ascension vers le divin et les mystères du royaume divin. Cet ancien symbole était si vénéré qu'il a inspiré les philosophes de l'Antiquité à jurer par le nom de celui qui a apporté ce cadeau à l'humanité.

Et aussi...

Symbole kabbalistique

Symbole créé par Jakob Böhme, mystique chrétien du début du XVIIe siècle, représentant notamment une Tétractys composée des lettres hébraïques enflammées formant le Tétragramme.
La Tétractys formée par les lettres du Tétragramme donne, par gématrie, un total de 72.

Dans l'ouvrage de l'anthropologue Raphael Patai intitulé La Déesse hébraïque, l'auteur soutient que la Tétractys et ses mystères ont influencé les débuts de la Kabbale[10]. Une Tétractys hébraïque est composée des lettres du Tétragramme inscrites sur les dix positions de la Tétractys, de droite à gauche. Il a été avancé que l'Arbre de Vie de la Kabbale, avec ses dix sphères d'émanation, est d'une certaine manière connecté aux Tétractys, mais sa forme n'est pas celle d'un triangle. Selon l'occultiste Dion Fortune :

Le point est attribué à Kether ;
la ligne à Chokmah ;
le plan bidimensionnel à Binah (en) ;
par conséquent, le solide tridimensionnel revient naturellement à Chesed[11].

La relation entre les formes géométriques et les quatre premières Séphirotes est analogue aux corrélations géométriques dans la Tétraktys, déjà présentées (v. ci-dessus « Symbole pythagoricien »), et met en lumière le lien entre l'Arbre de Vie et la Tétraktys.

Tarot pythagoricien

Dans une lecture du tarot, les différentes positions des tétractes fournissent une représentation permettant de prévoir des événements futurs en signifiant selon diverses disciplines occultes, comme l'alchimie[12]. Ci-dessous, il y a une seule variante pour l'interprétation.

La première rangée (une seule position) représente la prémisse de la lecture, formant une base pour comprendre toutes les autres cartes.

La deuxième rangée (deux positions) représente le cosmos et l'individu, ainsi que leurs relations.

  • La carte Lumière à droite représente l'influence du cosmos conduisant l'individu à une action. La carte noire à gauche représente la réaction du cosmos aux actions de l'individu.

La troisième rangée (trois positions) représente trois types de décisions qu'un individu doit prendre.

  • La carte Créateur se trouve à l'extrême droite, représentant les nouvelles décisions et orientations qui peuvent être prises. La carte de Maintien est au milieu, et elle représente les décisions visant à maintenir l'équilibre et les choses qui ne devraient pas changer. La carte Destructeur se trouve à l'extrême gauche, représentant d'anciennes décisions et orientations qui ne devraient pas être poursuivies.

La quatrième rangée (quatre positions) représente les quatre éléments de la Grèce antique.

  • La carte Feu est la plus à droite, représentant la force créatrice dynamique, les ambitions et la volonté personnelle. La carte Air se trouve au milieu droit, représentant l'esprit, les pensées et les stratégies pour atteindre les objectifs. La carte Eau se trouve au milieu gauche, représentant les émotions, les sentiments et les caprices. La carte Terre est la plus à gauche et représente les réalités physiques de la vie quotidienne.

Analogies avec la Tétractys

Bowling à dix quilles formant une Tétractys.

La Tétractys se retrouve — en général il s'agit d'une pure coïncidence — dans différents cas, comme par exemple :

Armoirie d'un archevêque, flanquée de part d'autre d'une Tétractys.

En poésie

Dans la poésie contemporaine anglophone, une Tétractys est forme poétique caractérisée par un décompte syllabique et composée de cinq vers. Le premier vers compte une syllabe, le deuxième, deux syllabes, le troisième, trois syllabes, le quatrième, quatre syllabes et le cinquième vers en compte dix. Un exemple de Tétractys ressemblerait à ceci :

« Mantrum

Your

fury

confuses

us all greatly.

Volatile, big-bodied tots are selfish. »

Ce style de poésie a été inventé par Ray Stebbing dans les années 1980. Il a déclaré à propos de cette forme nouvellement créée[13] : « Le tétractys pourrait être la réponse britannique au haïku. Son défi est d'exprimer une pensée complète, profonde ou comique, spirituelle ou sage, dans le cadre étroit de vingt syllabes. »

Notes et références

  1. L'orthographe "Tetraktys" est très rare en français comme en anglais, plus fréquente en allemand, en espagnol et d'autres langues. Ce mot ne figure sous aucune de ses variantes orthographiques dans le dictionnaire de l'Académie française.
  2. (en) Eduard Zeller (trad. L. R. Palmer), Outlines of the History of Greek Philosophy, London, Routledge and Kegan, 13e éd., XV-324 p. (lire en ligne), p. 36
  3. Pythagore, Les vers d'or et commentaire de Hiéroclès (trad. Mario Meunier ; présentation et notes de Guy Rachet), Paris, Sand, 1995, p. 108-113.
  4. Anatole Bailly, « τετρακτύς », sur bailly.app, Dictionnaire grec-français (consulté le )
  5. (en) Kenneth Sylvan Guthrie (en) (Compiled and translated by K.S. Guthrie ; with additional translations by Thomas Taylor and Arthur Fairbanks, Jr; introduced and edited by David R. Fideler), The Pythagorean Sourcebook and Library. An Anthology of Ancient Writings Which Relate to Pythagoras and Pythagorean Philosophy,, Phanes Press, , 361 p. (ISBN 0-933-99951-8, lire en ligne), p. 28-30 ; 307-308 et passim
  6. (en) Tobias Dantzig, Number. The Language of Science, New York, The MacMillan Company, 1945 (3rd Ed.), p. 41 [lire en ligne (page consultée le 8 septembre 2026)]
  7. Le texte ci-dessous (trad. de Matila C. Ghyka in Philosophie et mystique du nombre, Paris, Payot, 1952) est cité dans Chevalier et Gheerbrant 2005, p. 944
  8. Mattéi 2017, p. 63. Ce serment figure deux fois dans Jamblique, Vie de Pythagore, aux § 150 et 162 : « οὔ, μὰ τὸν ἁμετέρας σοφίας εὑρόντα τετρακτύν, / παγὰν ἁενάου φύσεως ῥιζώματ’ ἔκουσαν. »
  9. Nicomaque de Gérase, Introduction à l'arithmétique [vers 180], Introduction, traduction, notes et index par Janine Bertier, Paris, Vrin, 1978, 254 p.
  10. Raphael Patai, The Hebrew Goddess, Wayne State University Press, (ISBN 0-8143-2271-9, lire en ligne Inscription nécessaire) - Chapter V - The Kabbalistic Tetrad
  11. (en) Dion Fortune, The Mystical Qabalah, San Francisco, WeiserBooks, 2000 (Revised Ed.) (1935) (ISBN 978-1-578-63150-6) Chapter 18, § 25, p.157 [lire en ligne (page consultée le 8 septembre 2026)]
  12. Sauf mention contraire, cette section se base sur (en) « Tetractys Spread », sur opsopaus.com (consulté le ).
  13. (en) « Ben Johnson - Poetry Forms - Tetracty », sur bensonofjohn.co.uk (consulté le )

Voir également

Bibliographie

  • Pierre Boyancé, « Note sur la Tétractys », L'antiquité classique, vol. 20, no 2, , p. 421-425 (www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1951_num_20_2_3193)
  • Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 1969), 1060 p. (ISBN 978-2-221-08716-9), p. 944 et passim
  • J. Dupuis, « Le serment des Pythagoriciens », Revue des Études Grecques, vol. 7, no 26, , p. 146-150 (lire en ligne)
  • Jean-François Mattéi, Pythagore et les Pythagoriens, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », , 5e éd. (1re éd. 1993), 127 p. (ISBN 978-2-130-79953-5)

Articles connexes


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