We Love Green
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We Love Green ![]()
Genre Musique Indépendante, Indie, Rock, Rap, Hip-Hop, Dance, Electronique Lieu Plaine de Saint Hubert, Bois de Vincennes, Paris (Depuis 2016) Période Début juin (depuis 2016) Scènes La Prairie
La Clairière (15 000 places[1])
Lalaland
La Canopée
Think TankCapacité Debout : 40 000 / jour (Capacité : Plaine de Saint Hubert, Bois de Vincennes) Date de création Depuis 2011 Fondateurs Marie Sabot[2] (directrice)
Emmanuel de Buretel[3]Organisateurs Because Group (Because Music, Corida), We Love Art, Sony Music Site web http://www.welovegreen.fr ![]()
modifier We Love Green est un festival français de musique électro-pop organisé à Paris depuis 2011, se déroulant en juin.
Historique
Marie Sabot fonde au milieu des années 2000, avec Alexandre Jaillon (Trax), We Love Art. Cette structure permet d'organiser soirées et évènements liés à l'art, à la musique ou à la promotion commerciale de marques[3]. Quelques années plus tard en 2011, le festival, principalement composé de musique électronique, est lancé au parc de Bagatelle avec 13 000 entrées[3],[4].
En 2012, le festival se tient sur trois jours. Avec plus de 16 000 festivaliers, 14 groupes sur scène, 7 800 litres de déchets compostés, 85 % de produits éco-conçus, We Love Green s’installe parmi les rendez vous incontournables de Paris[5]
En 2017 le festival met en œuvre plusieurs innovations à visée environnementale, dont des générateurs d'électricité fonctionnant à l'huile végétale recyclée (Backup Green), des toilettes produisant de l'engrais (Ecosec) et 100 % de vaisselle compostable[6].
Années après années, la programmation musicale se diversifie alors même que le festival s'installe au Bois de Vincennes[3],[7]. En 2018, le festival s’appuie sur une équipe permanente d'une quinzaine de personnes, avec un budget de 4,6 millions d'euros[8]. Très peu subventionné, il reste déficitaire et compliqué à organiser, ainsi que couteux face aux problèmes de logistique imposés par le site protégé du Bois de Vincennes[9].
Cette année-là le festival utulise un groupe à hydrogène pour produire une petite partie de l'électricité[10].
En 2022 la journée du samedi subit de fortes intempéries. Les 40 000 festivaliers ont dû être évacués à la suite d'orages, cependant aucun blessé n'a été dénombré[11],[12]. Des riverains, ainsi que des élus, se plaignent des nuisances sonores causées par le festival[13].
En , le festival est racheté par le groupe Combat et AEG Presents France, qui prennent une participation de 80 %. We Love Art et Because conservent une participation de 20 %[14].
Concept
Le festival est lancé pour montrer qu'il serait possible d'allier grands événements musicaux et respect de l'environnement, concept intégré dès le départ[2],[15]. Il est organisé par l'agence de communication événementielle We Love Art fondée par Marie Sabot, le label de musique Because représenté par Emmanuel de Buretel et le tourneur Corida[16]. L'équipe s'efforce de mettre en œuvre des bonnes pratiques environnementales et énergétiques déjà répandues à l'étranger, pour les faire essaimer ensuite grâce aux techniciens employés pour le festival[2] ; l'organisation compte également sensibiliser les festivaliers[15]. Les thématiques ainsi explorées concernent aussi bien la gestion des déchets que la restauration durable des festivaliers[16] et l'alimentation en énergie renouvelable. De plus, le festival réserve des espaces à des associations engagées sur ces problématiques[16] et depuis 2015, une scène entière réservée aux interventions et débats sur la transition écologique[2].
Scènes et programmation
Les styles musicaux représentés sont principalement l'électro, la pop-rock et le hip-hop[17].
En 2014, le festival se partage en deux scènes, la première orientée pop, la deuxième sur les musiques électroniques[18].
En 2015 est créé la scène Think Tank dédiée aux débats, conférences et projections[19].
En 2016, le déménagement du festival sur un plus grand site permet la création d'une nouvelle scène, Lalaland[20]. Le festival compte alors quatre scènes avec La Prairie et La Clairière[21].
Fréquentation
En 2014, le festival est complet.
Années Festivaliers 2011 13 000[22] 2014 22 700[23] 2016 47 000[7] 2017 58 000[24] 2018 74 000[25] 2019 80 000[26] 2022 100 000[27] 2023 93 000[28] 2024 110 000[source secondaire souhaitée] Controverses
Impacts sur la biodiversité
Christine Nédélec, présidente de l'association écologiste France Nature Environnement Paris, dénonce la dissonance écologique du festival au sein du bois de Vincennes, classé en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, en dénonçant des pratiques de greenwashing[29]. Elle dénonce l'impact du festival sur la biodiversité, composée de plus de 300 espèces sauvages de lichens et champignons, près de 500 plantes sauvages et 959 animaux sauvages, la présence de dizaines de milliers de festivaliers et l'impact acoustique avec un puissance sonore jusqu'à 102 décibels[29].
Les organisateurs déclarent avoir effectué une étude d'impact avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), sans en avoir publié les résultats. La LPO préconise « des recherches de grande ampleur sur la reproduction » pour en évaluer l'impact réel et plaide pour un report de date du festival, dont le mois de juin « coïncide avec la période de reproduction des oiseaux »[29] au moment même où « près de la moitié des espèces d’oiseaux sont en déclin dans le monde »[30].
Marie Sabot, juge « difficile » de reporter les dates du festival car elles sont retenues en concertation avec le secteur afin de limiter la concurrence avec les Solidays fin juin, de Lollapalooza Paris en juillet, de Rock en Seine en août et en septembre celui de la Fête de l'Humanité[29]. Elle estime ne pas avoir « le pouvoir décisionnel »[29].
Au printemps 2023, We Love Green mandate, en réaction, une étude d'impact annuel sur la flore et la faune du bois de Vincennes auprès de cabinets externes, pour évaluer les incidences du festival. Le festival s'en remet aux recommandations de la Mairie de Paris[29].
Marie-Noëlle Bernard, responsable de l'antenne locale du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) et du collectif Sauvons le bois de Vincennes, pointe la responsabilité de la Mairie de Paris gestionnaire du bois et qui a retenu ce lieu pour la tenue du festival à la suite d'un appel à projets en 2016. La mairie du 12e arrondissement de Paris, subventionne We Love Green et le Peacock Society Festival, à hauteur de 22 000 euros[29]. En contrepartie, la mairie perçoit une redevance « équivalent à 8 % de son chiffre d'affaires, dans le cadre d'une convention d'occupation du domaine public », soit un montant entre 200 000 et 300 000 euros[29],[31].
Notes et références
- ↑ Laure Narlian, « We Love Green c'est ce week-end : revue de détails des nouveautés 2022 avec la directrice du festival Marie Sabot », sur Franceinfo, (consulté le )
- Aurore Merchin, « Marie Sabot : « We Love Green, ce n’est ni du vernis ni du “green washing” » », sur M le magazine du Monde, (consulté le )
- Géniés 2018, p. 89.
- ↑ « We Love Green 2011 : on y était », madmoiZelle.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Raphaël Bosse-Platière, « We Love Green : le festival où musique rime avec nature », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Aurore Merchin, « Marie Sabot : « We Love Green, ce n’est ni du vernis ni du “green washing” » », sur M le magazine du Monde, (consulté le ).
- Stéphane Davet, « De PNL à PJ Harvey, édition majuscule pour We Love Green », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Géniés 2018, p. 90 et 91.
- ↑ Géniés 2018, p. 90.
- ↑ Géniés 2018, p. 91.
- ↑ « Sous la pluie et les pieds dans la boue: les images de l'évacuation des 40.000 festivaliers de "We Love Green" », sur BFMTV (consulté le )
- ↑ Par Sylvain Deleuze Le 3 juin 2022 à 18h57, « Le festival We Love Green empêche le Val-de-Marne de dormir : «Les gens sont excédés» », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Val de Marne : les élus se plaignent des nuisances sonores générées par le festival We Love Green », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Le festival We Love Green racheté par Matthieu Pigasse et AEG | Les Inrocks », sur https://www.lesinrocks.com/ (consulté le )
- Tanneguy de Kerpoisson, « Spécial festivals : la révolution verte », Le Parisien Week-end, no 23253 (supplément), , p. 40-42
- Raphaël Bosse-Platière, « We Love Green : le festival où musique rime avec nature », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Géniés 2018, p. 88.
- ↑ https://www.rtl.fr/culture/musique/we-love-green-festival-pour-fans-d-indie-et-d-electro-du-31-mai-au-1er-juin-7772275318
- ↑ Barnabé Binctin, « We Love Green, le festival qui mêle électro et écologie », sur Reporterre, (consulté le )
- ↑ Marie-Lou Morin, « We Love Green #1 : quelques questions aux programmateurs, Pierre Blanc et Clément Meyere », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ Elie Villette, « On a imaginé le parcours idéal du We Love Green 2016 », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ Martine Robert, « Le festival We love Green se veut incubateur de jeunes pousses », sur Les Échos, (consulté le )
- ↑ Baptiste Roux, « Gaspillage alimentaire : Phenix trouve une seconde vie solidaire aux invendus », sur La Tribune, (consulté le )
- ↑ « Le festival We Love Green s'offre Bjork en tête d'affiche », sur La croix, (consulté le )
- ↑ Robin Cannone, « We Love Green: toujours plus écolo pour sa huitième édition », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Covid-19 : le festival francilien We Love Green reporté à septembre », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ Eugene bousque, « L'instant culture - We Love Green 2022 », sur Kidur, (consulté le )
- ↑ https://www.linternaute.com/musique/festivals/1454020-we-love-green-2023-le-bilan-et-les-photos-du-festival/
- Eléonore Disdero, « We Love Green, le festival écolo qui gâche la forêt ? »
, sur Libération, (consulté le )
- ↑ « La moitié des espèces d’oiseaux en déclin dans le monde, alerte l’ONG BirdLife », sur Libération (consulté le )
- ↑ Cyril Peter, « Le festival écolo We Love Green «n’est pas encore rentable» »
, sur Le Parisien, (consulté le )
Annexes
Presse
- Bernard Géniés et Frantz Hoëz, « Le rock, c'est bio », L'Obs, no 2795, 31 mai au 6 juin 2018, p. 88 à 91 (ISSN 0029-4713)
Liens externes
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