Mark Jenkins
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| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Américaine |
| Activité |
Artiste, sculpteur |
| Domaine | |
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| Site web |


Mark Jenkins, né le à Alexandria, en Virginie, aux États-Unis, est un artiste américain apparu avec le mouvement du street art des années 2000. Son travail s'appuie sur des moulages hyperréalistes qu'il place dans la ville, notamment sa série Embed de figures camouflées dans leur environnement[1],[2],[3],[4]. Il considère la ville comme un corps humain, et voit dans la police qui intervient souvent sur ses installations ses « globules blancs »[5],[6],[7]. Il détourne aussi des structures civiques, comme dans Signs of Spring, où des pétales ajoutés à des panneaux stop les transforment en fleurs[8],[9]. Marc Schiller, du Wooster Collective, estime que son travail « vous arrache à cette expérience de zombie que nous avons tous dans les villes »[2].
Jenkins est un pionnier de la sculpture en ruban d'emballage[10]. Sa méthode sculpturale consiste à mouler objets et personnes avec du ruban d'emballage, un procédé de moulage à sec qu'il a popularisé par des ateliers dans le monde entier[11],[2],[12],[13]. En intérieur, il explore des thèmes voisins d'hyperréalisme, souvent en intégrant la toile, comme dans sa série Kicked Paintings, où un pied traverse natures mortes et paysages[14],[15]. Il travaille avec Sandra Fernandez sous le nom de Glazed Paradise[16],[17]. Jenkins cite Juan Muñoz comme sa première inspiration[3],[18]. La critique Marguerite Pilven le situe dans la lignée de Duane Hanson et de George Segal, en relevant que les visages de ses figures sont souvent absents et qu'il délaisse leur approche psychologique au profit de l'absurde[19].
Biographie
Jenkins naît à Alexandria, en Virginie. En 2003, alors qu'il vit à Rio de Janeiro, il commence à expérimenter le ruban adhésif comme matériau de moulage pour la sculpture. En enroulant le ruban à l'envers puis en le refermant, il obtient des moulages d'objets, y compris de lui-même. L'un de ses premiers projets de rue est une série d'autoportraits moulés en ruban transparent installés dans les rues de Rio de Janeiro. Les réactions des passants l'intéressent immédiatement ; il considère alors son installation autant comme une expérience sociale que comme un projet artistique[3].
En 2004, il revient à Washington, D.C. En 2005, son travail apparaît fréquemment sur le Wooster Collective, plateforme en ligne de street art animée par Marc Schiller. Schiller estime que ce travail « vous arrache à cette expérience de zombie que nous avons tous dans les villes »[2]. La même année, il commence à travailler avec Sandra Fernandez sur le Storker Project, une série de moulages transparents de bébés jouets installés dans différentes villes pour interagir avec leur environnement[3]. Jenkins et Fernandez réalisent aussi d'autres installations d'animaux en ruban — chiens jouant dans les détritus, girafes grignotant des sacs plastiques dans les arbres, canards nageant dans les caniveaux. Parmi d'autres projets extérieurs relevant du culture jamming figurent Meterpops, Traffic-Go-Round et Signs of Spring[20],[8].
En 2006, Jenkins lance la série Embed. Les moulages en ruban sont remplis de papier journal et de ciment, puis habillés pour produire des doubles sculpturaux hyperréalistes de lui-même et de Fernandez. Ces installations, plus vraisemblables, suscitent la confusion : certains passants appellent le 911, ce qui amène police et parfois secours sur sa « scène »[2],[1].
En 2006, il collabore également avec le Graffiti Research Lab, un groupe basé au centre d'arts et de technologie Eyebeam à New York qui développe de nouveaux outils pour le graffiti et le street art[21], pour Jesus 2.0, présenté lors d'une soirée d'art de rue technologique organisée par Eyebeam et le Wooster Collective en mai 2006[22],[23]. En 2007, il donne un atelier de sculpture au ruban à Eyebeam pendant l'exposition Open City du Graffiti Research Lab[24]. La même année, il présente sa première exposition personnelle au Royaume-Uni, Outcasts, à la Lazarides Gallery à Londres[11], et participe à l'exposition collective Santa's Ghetto à Bethléem, où il place à l'entrée un âne réel monté par une figure en tenue palestinienne traditionnelle[25].

En 2008, Jenkins collabore avec Greenpeace pour la campagne de sensibilisation Plight of the Polar Bears, destinée à attirer l'attention sur la fonte de la banquise arctique. Il crée des figures réalistes d'apparence de sans-abri, mais pourvues de têtes d'ours polaires en peluche[26],[27]. À la station de métro Columbia Heights, la police traite l'une d'elles comme un colis suspect ; l'équipe de déminage l'ouvre, le métro ferme la station et déplace 218 personnes « hors de la zone d'explosion » par bus de substitution[28],[29]. Jenkins a décrit la réaction policière à ses installations comme une sorte de maladie auto-immune[30].
En mai 2009, il apporte des figures sculpturales à Tunnel 228, installation et projet de théâtre immersif présentés par Punchdrunk et l'Old Vic dans des tunnels désaffectés sous la gare de Londres-Waterloo à Londres[31],[32].

En 2009, Jenkins commence les Kicked Paintings, toiles percées par une figure qui donne un coup de pied[33]. En mars 2011, la Carmichael Gallery présente son installation personnelle Family Room à la foire VOLTA NY, en transformant son stand en salon meublé[34],[35].
En 2010, Jenkins assure le commissariat de Les Grandes Traversées, festival d'arts contemporains organisé entre Bordeaux et Royan. Les œuvres qu'il présente avec ses invités sont conçues pour interagir avec le public : installations in situ transformant la ville, œuvres technologiques révélant des aspects négligés des rues et des bâtiments, actions collectives reconfigurant l'espace urbain quotidien. Parmi les participants figurent Evan Roth, Improv Everywhere, Tim Conlon, Theo Watson et d'autres, aux côtés d'ateliers, de films et de rencontres[36].
En 2011, Jenkins collabore avec les danseurs Jared Gradinger et Angela Schubot pour Is Maybe, performance au HAU Hebbel am Ufer à Berlin qui explore les frontières entre les corps ; il réalise des moulages corporels transparents des deux danseurs enlacés poitrine contre poitrine[37],[38].
En septembre 2011, il installe The Death of Death à Dublin pendant la Suicide Awareness Week, dans le cadre du programme public de Dublin Contemporary 2011[39],[40].
D'avril 2015 à juin 2016, Jenkins est artiste en résidence à Arsenal Contemporary Art à Montréal, où il développe un corpus revisité d'images de l'histoire de l'art, parmi lesquelles la Pietà de Michel-Ange transformée en Boucle d'or éventrée tenue par un Papa Ours repentant, et Lunch atop a Skyscraper devenue Terrorists atop a Skyscraper[41]. Le travail est montré sous le titre Remix à Arsenal Montréal en 2016[42] puis à Arsenal Toronto en 2017, où des voisins appellent la police au sujet de deux figures installées sur le toit de la galerie[43].
En 2017, Jenkins commence à collaborer avec Balenciaga sous Demna à la boutique Colette à Paris[44], puis réalise des installations dans la nouvelle boutique de la marque sur Madison Avenue à New York[45] et dans son flagship de l'avenue Montaigne à Paris[46]. En 2018, il crée une installation chez Selfridges à Londres[47].

En 2018, Jenkins et sa collaboratrice Sandra Fernandez, à l'initiative de l'association CALM (Campaign Against Living Miserably), créent Project 84, composé de statues grandeur nature de 84 hommes installées sur les bâtiments d'ITV à Southbank, à Londres. Le projet vise à souligner qu'au Royaume-Uni, en moyenne 84 hommes meurent par suicide chaque semaine[48],[49],[50]. Chacune des statues représente un individu nommé, mort par suicide.
En juillet 2019, dans le cadre du festival Rose Béton, Jenkins installe un pêcheur encapuchonné à côté de la statue de Pierre Goudouli, place Wilson à Toulouse, dont la ligne de pêche mène à une seconde figure immergée dans le bassin de la fontaine. L'installation conduit une personne à appeler la police municipale[51]. Les deux sculptures sont ensuite signalées comme volées[52].
En 2022, Jenkins est commandité par Steve Lazarides pour réaliser une sculpture hyperréaliste d'une femme évanouie dans un bol de soupe pour sa galerie ; la police finit par forcer les portes de la galerie, croyant devoir porter secours[53].
La même année, Jenkins réalise six installations pour le Street Arts Festival de Mostar, dont cinq placées sur l'ancien bâtiment Razvitak, sur le Bulevar et dans les rues Titova et Zagrebačka. Le festival indique que ces pièces attirent l'attention du public sur les ruines non reconstruites de la ville[54], et une étude de 2024 parue dans Political Geography les cite comme exemple d'un art servant à « dénaturaliser le fait de vivre parmi les ruines »[55].
En juin 2024, la Ville de Longueuil fait retirer du parc St. Mark une sculpture de Jenkins représentant une figure sur une balançoire suspendue à un arbre, à la suite de plaintes. Selon la municipalité, l'apparence réaliste de l'œuvre avait créé de la confusion parmi les habitants[56].
En 2025, il réalise une sculpture de Demna pour l'exposition Balenciaga by Demna à Paris[57].
En 2026, Jenkins présente une exposition personnelle, The Casting Show, à l'AMUSEUM of Contemporary Art à Munich. Un reportage de l'Abendschau décrit les salles du musée comme aménagées à la manière d'intérieurs domestiques, avec une figure allongée dans un lit et une autre lisant un livre tout en étant suspendue au plafond[58].
Œuvre
Méthode et thèmes
La méthode de Jenkins repose sur le moulage à sec au ruban d'emballage : objets et personnes sont enveloppés, le ruban est refermé, puis le moulage est rempli (papier journal, ciment) et, pour la série Embed, habillé afin d'obtenir des figures hyperréalistes. L'artiste a diffusé ce procédé via des ateliers et un guide en ligne sur tapesculpture.org[13],[59].
Parmi ses séries et projets de rue figurent notamment :
- les autoportraits en ruban transparent installés à Rio de Janeiro puis à Washington ;
- le Storker Project, moulages transparents de bébés jouets placés dans l'espace urbain[3] ;
- la série Embed, figures grandeur nature habillées et camouflées dans le mobilier et l'environnement urbains[2],[1] ;
- Meterpops ;
- Traffic-Go-Round ;
- Signs of Spring, pétales ajoutés à des panneaux de signalisation[8] ;
- Jesus 2.0, collaboration avec le Graffiti Research Lab[21].
En intérieur, la série Kicked Paintings perfore toiles de natures mortes et de paysages d'un coup de pied sculpté[14],[15].
Philosophie
Jenkins inscrit son travail dans ce qu'il appelle la « Human City », lecture de la ville comme un corps humain : les personnes sont des cellules sanguines, les rues des veines et des artères, la publicité une plaque sur les parois des vaisseaux. Dans ce corps, son travail agit comme nutrition, médicament ou virus ; ses figures hyperréalistes sont le virus, camouflé en cellule pour provoquer une réaction[60]. Selon ses propres termes, « la police ou les pompiers réagissent à mes sculptures comme les globules blancs réagissent aux corps étrangers ou aux pathogènes dans le sang »[5]. Dans une conférence de 2009 au Reynolda House, présentée par le Southeastern Center for Contemporary Art, il compare les personnes dans l'espace public à des cellules sanguines et la police à des globules blancs qui « protègent le corps de tout ce qu'ils jugent dangereux », assimilant les poursuites lourdes contre le street art et le graffiti à « une sorte de dérèglement du système immunitaire où… le corps s'attaque lui-même »[61].
Il affirme que, parce que « le seul contenu visuel mis à jour avec une réelle fréquence est celui des espaces publicitaires commerciaux », le caractère éphémère du street art est essentiel : il « crée un battement de cœur visuel dans la ville, produit par ceux qui y vivent, et non seulement par ceux qui la commercialisent ». Il voit dans la sculpture le moyen de transformer « l'espace ordinaire en espace d'art », où « panneaux, personnes et tout ce qui entoure une sculpture de rue… en font partie », alors qu'« une œuvre en deux dimensions, confinée aux surfaces, n'a pas la même capacité »[3].
Ateliers
Jenkins a déclaré souhaiter « faire monter le ruban d'emballage au rang des autres médiums sculpturaux populaires tels que le papier mâché, le bronze et les Lego »[62]. Il enseigne son procédé de moulage au ruban lors d'ateliers et de master classes, où les participants réalisent leurs propres sculptures et les installent dans l'espace public ; selon ses mots, il s'agit d'« enseigner aux gens cette idée d'utiliser leur corps pour fabriquer des répliques d'eux-mêmes à placer dans l'espace public »[39]. Il publie également un guide « faites-le vous-même » sur tapesculpture.org[59]. La méthode a été reprise par d'autres, y compris des enseignants d'arts plastiques[12].
En 2009, il anime un atelier au Center for Creative Communications à Shizuoka, au Japon, pendant son exposition personnelle[63], et, avec le commissaire Arseny Sergeev d'Artpolitika, dirige Unbodied, une série de master classes et d'interventions de rue à Iekaterinbourg et à Moscou, dans le cadre du programme parallèle de la 3e biennale de Moscou[64],[65]. À Iekaterinbourg, des participants mettent à flot un ours polaire en ruban sur l'étang de la ville[66]. Le projet se poursuit à Perm en 2010 avec le musée d'art contemporain de Perm (PERMM), sous le commissariat de Sergeev et Nailya Allakhverdieva[67], et il revient au musée en 2012 pour Anonymous, master class dont les participants installent leurs figures dans les rues de Perm[68]. En 2011, il enseigne à Tachkent, en Ouzbékistan[39],[59], et en 2013 Allakhverdieva organise son atelier et le projet Manimals pour le festival d'art public Participate Baku à YARAT Contemporary Art Space à Bakou[69].
Expositions (sélection)
Art public
- 2007 : Polar Christ, STEP, Varsovie
- 2008 : Under the Rainbow, Malmö[70]
- 2008 : Interferencia, Barcelone
- 2008 : VII Simposio Puerto del Rosario, Fuerteventura[71]
- 2009 : Fame Festival, Studio Cromie, Grottaglie[72]
- 2009 : BELEF, Belgrade[73]
- 2009 : Inside Out, Southeastern Center for Contemporary Art, Winston-Salem[74]
- 2010 : 42° Latitud Arte, Tudela[75]
- 2012 : Living Layers, Wunderkammern, Rome[76]
- 2012 : Katowice Street Art Festival, Katowice[77]
- 2012 : Walk & Talk, São Miguel (Açores)[78]
- 2012 : Bien Urbain, Besançon[79]
- 2013 : CityLeaks Urban Art Festival, Cologne[80]
- 2013 : Vilnius Street Art Festival, Vilnius[81]
- 2013 : Tic Tac Toe, Positive-Propaganda, Munich[82],[83]
- 2014 : Les Vraisemblables, Nuit Blanche, Paris[84]
- 2017 : Splash and Burn, Riau, Sumatra[85]
- 2017 : Installations de rue, Saint-Sébastien[86]
- 2019 : Big Brother, Positive-Propaganda, Munich[87]
- 2021 : Passages Insolites, Ex Muro, Québec[88]
- 2022 : Chrysalis, Manif d'art 10, Québec[89]
- 2022 : Embed Bodies, Un Été au Havre, Le Havre[90]
- 2022 : Street Arts Festival Mostar, Mostar[54],[55]
- 2023 : The Ledge, Rümelinsplatz, Bâle[91]
- 2026 : Glazed Paradise (nr 12), OpenArt, Örebro[92]
Expositions en galerie
- 2007 : Outcasts, Lazarides Gallery, Londres
- 2008 : Glazed Paradise, Diesel Gallery, Tokyo[93]
- 2009 : The Golden Ass and Other Stories, Stricola Contemporary, New York[94]
- 2010 : Meaning Is Overrated, Carmichael Gallery, Los Angeles[95]
- 2011 : Family Room, VOLTA, New York
- 2012 : Glazed Paradise, Gestalten Space, Berlin[96]
- 2012 : Holding Cell, Ruttkowski;68, Cologne[97]
- 2013 : Unsupervised (avec Tameka Norris), Lombard-Freid Gallery, New York[98]
- 2013 : The Studio, Patricia Dorfmann Gallery, Paris[99]
- 2014 : Terrible Horrible, Ruttkowski;68 Gallery, Cologne[100]
- 2015 : Moment of Impact, Lazarides Gallery, Londres[101]
- 2016 : Remix, L'Arsenal, Montréal
- 2016 : Knock Knock, Ruttkowski;68, Cologne[102]
- 2017 : Rubber Time (avec Andrew Schoultz), Castanier Gallery, Miami[103]
- 2017 : Rules of Engagement (avec Rero), Wunderkammern, Milan[104]
- 2018 : BRD SHT, Galerie Magda Danysz, Paris[105]
- 2019 : From Here to Nowhere, Castanier Gallery, Miami[106]
- 2021 : The Games That We Play…, Ruttkowski;68, Düsseldorf[107]
- 2022 : The Harder They Come, Castanier Gallery, Miami[108]
- 2022 : Fight or Flight, Zone Contemporaine, Berne[109]
Expositions en musée
- 2008 : Fresh Air Smells Funny, Kunsthalle Dominikanerkirche, Osnabrück[110]
- 2008 : Call It What You Like, Kunstcentret Silkeborg Bad, Silkeborg[111]
- 2008 : Recordings, Taubman Museum of Art, Roanoke (Virginie)[112]
- 2009 : Urban-Art – Werke aus der Sammlung Reinking, Weserburg Museum für moderne Kunst, Brême[113],[114]
- 2010 : Unbodied, Perm Museum of Contemporary Art (PERMM), Perm[115]
- 2010 : Street and Studio, Kunsthalle Wien, Vienne[116]
- 2011 : Street Art – meanwhile in deepest east anglia, thunderbirds were go…, Von der Heydt-Museum, Kunsthalle Barmen, Wuppertal[117],[118]
- 2013 : Ex Situ, Centre Pompidou, Paris[119]
- 2026 : WE ARE [still] HERE, Petit Palais, Paris[120]
- 2026 : The Casting Show, AMUSEUM of Contemporary Art, Munich[58]
Publications
Monographies
- The Urban Theater: Mark Jenkins (2012) (ISBN 3899553969)
- Mark Jenkins: la rue mise en scène (2013) (ISBN 2917829834)
Ouvrages collectifs
- Hidden Track: How Visual Culture Is Going Places (2007) (ISBN 3899550846)
- Tactile: High Touch Visuals (2007) (ISBN 3899552008)
- Street World: Urban Art and Culture from Five Continents (2007) (ISBN 0810994380)
- Outsiders: Art by People (2008) (ISBN 1846055466)
- Street Art: The Graffiti Revolution (2008) (ISBN 0810983206)
- Untitled II. The Beautiful Renaissance: Street Art and Graffiti (2009) (ISBN 0955912121)
- Modart No. 01: Forget Art: In Order to Feel It (2010) (ISBN 1584233745)
- Urban Interventions: Personal Projects in Public Places (2010) (ISBN 3899552911)
- Beyond the Street: The 100 Leading Figures in Urban Art (2010) (ISBN 3899552903)
- The Art of Rebellion #3 (2010) (ISBN 3939566292)
- Street Art Cookbook: A Guide to Techniques and Materials (2011 ; rééd. 2024) (ISBN 918563946X), (ISBN 9789188369888)
- Art & Agenda: Political Art and Activism (2011) (ISBN 389955342X)
- Walls & Frames: Fine Art from the Streets (2011) (ISBN 3899553764)
- Trespass: A History Of Uncommissioned Urban Art (2011) (ISBN 3836509644)
- The World Atlas of Street Art and Graffiti (2013) (ISBN 0300199422)
- Street Craft: Yarnbombing, Guerrilla Gardening, Light Tagging, Lace Graffiti and More (2015) (ISBN 0500517843)
- The Art of Rebellion 4: Masterpieces of Urban Art (2016) (ISBN 3939566497)
Notes et références
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- ↑ (en) « WE ARE [still] HERE », sur Petit Palais (consulté le )
Liens externes
- Site officiel
- Tutoriel de sculpture au ruban sur tapesculpture.org
- Interview et galerie (2005), The Morning News
- Les vieux feraient mieux de rester chez eux ! (film de la Croix-Rouge française, 2014)
- Mark Jenkins: Tic Tac Toe (Positive-Propaganda, Munich, 2013)
- Mark Jenkins: Holding Cell (vidéo Ruttkowski;68, 2012)
- Mark Jenkins: Go Figure! (vidéo Gestalten, 2011)
- Tape Man (film Discovery Channel, 2008)
- Reuters video feature (2006)
- Orange Houses and Tape Babies (essai académique)
- The Art of Making People Mad in 8 Seconds (or Less) (2024)