Elle se trouve sur le littoral de la Manche et est une commune balnéaire, avec notamment le quartier de Riva-Bella. Pour le souligner, la municipalité utilise depuis 2014 la dénomination de Ouistreham Riva-Bella, bien que sa demande de changement de nom ait été rejeté par le Conseil d'État. La station balnéaire est au débouché du port de Caen-Ouistreham sur le canal de Caen à la mer.
La commune est au nord de la plaine de Caen, en rive gauche de l'embouchure de l'Orne, à l'extrémité est de la Côte de Nacre, partie centrale du littoral calvadosien de la Manche.
Le canal de Caen à la mer, un canal, chenal navigable d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Caen et se jette dans l'embouchure de l'Orne sur la commune, après avoir traversé six communes[8].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique: le marais de Venoix, d'une superficie totale de 3,5ha (0ha sur la commune)[Carte 1],[9].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5°C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 658 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[10].
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sallenelles à 3 km à vol d'oiseau[16], est de 11,8°C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 735,8 mm[17],[18].
La température maximale relevée sur cette station est de 41°C, atteinte le ; la température minimale est de −11,2°C, atteinte le [Note 3].
Statistiques 1991-2020 et records station SALLENELLES (14) - alt: 7 m, situation: lat : 49°15'51"N, lon : 0°14'04"O (à 2,4 km) Records établis sur la période du au
À l'est de la ville, la pointe du Siège est un éperon sableux qui dévie le cours de l'Orne à son embouchure dans la baie de Sallenelles. Une tour permet l'observation des oiseaux sédentaires et migrateurs qui nichent dans la baie. Cette diversité de milieux et d'espèces a conduit à une protection de l'espace. La partie est de la pointe du siège est sous protection du conservatoire du littoral.
Urbanisme
Vue aérienne de Ouistreham en 2012.
Typologie
Au , Ouistreham est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[21].
Elle appartient à l'unité urbaine de Ouistreham, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[22],[I 1].
La commune fait également partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].
La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[25]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[26].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (42,7% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,7%).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante: zones urbanisées (28,5%), zones humides côtières (19,9%), terres arables (16,2%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3%), prairies (7,4%), forêts (4,9%), eaux continentales[Note 5] (3,8%), eaux maritimes (3,8%), espaces verts artificialisés, non agricoles (3%), zones agricoles hétérogènes (1,1%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2%)[27].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 4 985, alors qu'il était de 4 521 en 2017 et de 4 497 en 2012[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ouistreham en 2023 en comparaison avec celle du Calvados et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,3%) supérieure à celle du département (17,9%) et à celle de la France entière (9,7%).
ligne Gare Maritime Express: dessert la gare de Caen, la Tour Leroy et la gare maritime de Ouistreham; les horaires de cette ligne a la particularité de s'adapter aux horaires de la marée et donc aux horaires d'arrivée et de départ des ferries de Brittany ferries à destination de l'Angleterre.
Ouistreham est mentionnée dès 1086 sous la forme Oistreham[28] et sous les formes Oystreham, Hoistreham également en 1086[29]; Oistreham en 1259[30]; Oistrehannum en 1260[31]; Ouistrehannum en 1281[31]; Oestream et Hoistrehan vers 1300[32]; Ostreham et Ostrehan au XIVesiècle; Hoystrehan en 1371; Estrehan en 1620[33]; Oyestreham au XVIIIesiècle (carte de Cassini)[34] et XIXesiècle[35],[36].
Elle tirerait son nom d'origine germanique d'un établissement de colons saxons[37], implantés dans la région en tant que mercenaires (autour des IVeetVesiècles). Cependant, il n'existe aucune attestation de ce toponyme antérieurement au XIesiècle. En outre, on rencontre dans la toponymie normande de nombreux éléments anglo-saxons, langue proche du vieux saxon, qui sont à mettre en relation avec l'installation de colons venus d'Angleterre avec les Scandinaves autour du Xesiècle.
Le second élément -ham représente le vieil anglaishām «maison», «foyer», «groupe d'habitations», dont procède pour l'essentiel le vieux normand ham «village» (cf. Le Ham)[37], d'où les diminutifs hamel «hameau, foyer» et hamelet «petit hameau».
Le premier élément Ouistre- est plus difficile à déterminer. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing qui se basent sur la forme du XIesiècleOistreham, régulièrement attestée par la suite, il s'agit d'un terme vieux saxon qu'ils donnent sous la forme ooster «est»[38], mais T. F. Hoad[39] cite ōstar «est» (cf. vieux haut-allemand ōstar[40], ex.: Österreich, nom allemand de l'Autriche et le suédois öster «est»), l'évolution phonétique est analogue à celle du latin ostrea qui a donné le vieux français oistre (> huitre), attesté au XIIIesiècle et en usage jusqu'au XVIIesiècle.
Par contre, René Lepelley envisage, à la suite d'Auguste Longnon et de Louis Guinet, une étymologie par le vieil anglais westre «ouest»[41], en se basant sur la régularité des formes Estreham ou Etreham attestées pour ce lieu jusqu'au XVIIIesiècle. À cela s'ajoute un argument topographique: ouest ne peut signifier qu'«à l'ouest de l'embouchure de l'Orne». Longnon et Guinet ont proposé le vieux saxon westar de même sens[42],[43], ce qui en ferait un toponyme plus ancien. Le vieil anglais westre «ouest» n'est pas mentionné par T. F. Hoad[44], mais le vieil anglais west semblable au vieux saxon west et Duden[44] cite le moyen haut-allemand wester issu du vieux haut-allemand westar. Auguste Longnon a rapproché Ouistreham du nom de lieu anglais Westerham (Kent, Westarham 871 - 889, Oistreham 1086). Il convient sans doute de comparer l'élément Oistre- des formes anciennes, avec Oister- trouvé dans (Maisnillus) Oisterlandi attesté en 1059, aujourd'hui le Mesnil-Sterling au Tréport (Seine-Maritime) «Le village de l'ouest». Ouistreham est située à l'ouest de l'embouchure de l'Orne, lieu marquant.
Remarques: en théorie, [w] est passé à [v] au XIIesiècle en normand septentrional (au nord de la ligne Joret où se situe Ouistreham), la forme moderne attendue à partir du vieil anglais *Westreham devrait donc être *Vêtreham. Cependant on constate en toponymie des cas où [w] s'est amuï devant -e ou -i, d'où une possible forme hypothétique *Westarham ou *Westreham devenue Estreham, puis Étreham. Elle serait comparable aux formes anciennes véritablement attestées Wellebuoth 1070 - 1081 > Elbeuf; Wellebot(um) 1218 > Elbeuf-sur-Andelle ou encore Wicard(i) vill(a) 1025 > Incarville, etc., où le [w] s'est amuï. Ce particularisme phonétique n'est observé par François de Beaurepaire, que dans la toponymie de la Haute-Normandie[45]. En fin de compte, ni Louis Guinet, ni René Lepelley à sa suite, n'expliquent pourquoi dès la forme primitive on trouve Oistreham au lieu du *Westerham attendu. La difficulté phonétique reste double: chute d'un W- initial précoce et insolite dans la région et passage du groupe /estre/ à /oistre/ inexpliqué, car il faut encore supposer une forme *Eistreham antérieure, qui n'a d'ailleurs guère de raison d'être et une francisation précoce *Eistre- > Oistre-, théoriquement impossible à l'époque. L'analogie avec le français moderne ouest est fortuite et va d'ailleurs à l'encontre de cette explication puisque ce mot n'est pas attesté avant le milieu du XIIesiècle, de plus, sa forme est west, avant de devenir ouest à partir de la fin du XIVesiècle. Il s'agit d'un emprunt au moyen anglais.
Depuis fin 2014, la municipalité a choisi d'utiliser le nom de Ouistreham Riva-Bella, d'après le quartier balnéaire de la commune[46].
Histoire
Antiquité
Le «camp romain» du Catillon.
Un «camp romain» (du Catillon ou du Castillon) était situé sur la rive gauche de l'Orne près de Bénouville. Il a été nivelé, il n'en reste qu'une petite partie du rempart nord-ouest[47]. En réalité, l'archéologie moderne exclut l'hypothèse qu'il s'agisse d'un camp romain, en tout cas pas du Haut Empire, les archéologues n'ayant jamais mis au jour de camp romain datant de cette période dans le Nord de la Gaule, hormis Arlaines à Ressons-le-Long (Aisne)[48], et vraisemblablement pas non plus du Bas Empire. L'expression Camp romain ou Camp de César s'applique de manière générale à des ouvrages datant de l'Âge de fer ou du Moyen Âge.
Ancien Régime
L'église Saint-Samson et la grange aux dîmes forment, dès le début du hameau de Ouistreham, le cœur de cette cité. Sa proximité avec la mer a fait que le bourg s'est développé vers la grève, au nord. Ouistreham était un village de pêcheurs et de paysans où l'activité était aussi liée au commerce maritime. Ouistreham connut l'essor de son port grâce à l'extraction et à l'exportation de la pierre de Caen et de Ranville. Il y subsiste encore quelques maisons typiques de pêcheurs.
En 1779, pour protéger l'embouchure de l'Orne des attaques anglaises, trois redoutes sont construites selon les plans de Vauban, à Ouistreham, Colleville et Merville.
Époque contemporaine
Les redoutes sont désarmées en 1816, et celle de Ouistreham a été vendue à un particulier qui la transforma en maison de maître. Des vestiges de la redoute sont encore visibles au «Petit Château de la Redoute» au 38 boulevard Boivin-Champeaux.
En 1866, une première villa est construite dans les dunes. Son propriétaire, M.Longpré, fabricant de corsets à Caen, lui donne le nom de Belle Rive. Un peintre qui avait remarqué que les couchers de soleil sur les grèves de Ouistreham ressemblaient à ceux qu'il avait eu l'occasion d'admirer en Italie, de Belle Rive en fit Riva Bella. Peu à peu les dunes et marécages disparaissent pour laisser place à des villas et le premier casino est édifié.
Au tout début du XXesiècle, la station balnéaire se développe autour de ces luxueuses villas et des infrastructures de loisirs: thalassothérapie et casino de Ouistreham.
Le , la société anonyme des Établissements Decauville Aîné ouvre à titre provisoire une voie ferrée d'intérêt local à voie étroite (60 cm) entre Ouistreham et Luc-sur-Mer. Cette ligne, prolongée en 1891–1892 jusqu'à Dives-sur-Mer et Caen, est reprise en 1894 par la Société anonyme des Chemins de fer du Calvados. Elle reste pendant longtemps la ligne la plus rentable du réseau des Chemins de fer du Calvados. Alors que les autres lignes sont fermées les unes après les autres dans les années 1930, la ligne Luc - Ouistreham - Caen est conservée. Endommagée pendant le Débarquement de Normandie, elle ferme en 1944[49].
En 1912-1913, est fondée la société balnéaire de la plage de Riva-Bella. Formée entre différents propriétaires, cette société anonyme a pour objet «l'amélioration générale et le développement de la station balnéaire de Riva-Bella, la location de la plage et des lais de mer, leur mise en valeur et exploitation directe ou indirecte». Il est prévu dans les statuts de la société, dont la durée est fixée à cinquante ans, que Riva-Bella devienne une commune autonome ou un syndicat obligatoire[50].
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ouistreham est occupée par les troupes allemandes. À partir de 1942 la zone de la plage devient un no man's land; 123 villas en bordure de la mer sont rasées pour faire place aux défenses du Mur de l'Atlantique: 80 ouvrages en béton et un poste d'observation d'artillerie surplombant la plage «le grand bunker» sont édifiés.
Lors du Débarquement de Normandie, le , ce poste de surveillance devient un lieu stratégique et sa prise permet d'assurer l'assaut allié sur la plage de Sword Beach. Le commando no4 franco-britannique commandé par le colonel Robert Dawson, comportant les 177 fusiliers marins français du 1er BFMC du commandant Philippe Kieffer[51] (faisant partie intégrante de la première brigade spéciale de Lord Lovat) a ensuite atteint les ponts de Bénouville (Pegasus Bridge) et Ranville et opéré ainsi la jonction avec les parachutistes de la 6eDAP (Airborne britanniques) après des combats de rues à Ouistreham.
Le conseil municipal est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[54]. Depuis 2014, avec la mise en place de l'élection au suffrage direct dit «fléché» dans les communes de 1 000 habitants et plus, les électeurs de la commune désignent également leurs représentants au sein des conseils intercommunaux ou métropolitains[55]. Les bulletins de vote présentent à cet effet une double liste.
Compte tenu de la population communale, comprise entre 5 000 à 9 999 habitants[Note 6], le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 et celles de 2026 est de 29[56], y compris le maire et ses adjoints..
Au second tour des élections municipales de 2014 dans le Calvados, la liste UMP menée par Romain Bail qui remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 824 voix (54,51%, 23 conseillers municipaux élus dont 2 également communautaires), devançant largement celle DVG menée par le maire sortant André Ledran, qui recueille 2 356 voix (45,48%, 6 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire).
Lors de ce scrutin, 33,26% des électeurs se sont abstenus[57].
Au premier tour des élections municipales de 2020 dans le Calvados, la liste LR menée par le maire sortant Romain Bail obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 163 voix (51,24%, 23 conseillers municipaux élus dont 2 également communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par:
- Raphaël Chauvois (DVG, 1 269 voix, 30,06%, 4 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire);
Au premier tour des élections municipales de 2026 dans le Calvados, la liste HOR menée par le maire sortant Romain Bail obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 365 voix (63,74%, 24 conseillers municipaux élus dont 2 également communautaires), devançant très largement celle DVG menée par Raphaël Chauvois, qui recueille 1 914 voix (36,26%, 5 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire).
Lors de ce scrutin, 32,57% des électeurs se sont abstenus[59].
Professeur agrégé d'histoire-géographie Conseiller général d'Ouistreham (1982 → 2015) Élections municipales annulées par le Conseil d'État en raison de la diffusion tardive d'une lettre de soutien ministérielle
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Ouistreham dispose de trois établissements publics d'enseignement primaire, les écoles primaires Briand et Charcot, ainsi que de l'école maternelle Coty, auxquels il faut ajouter un établissement privé: l'école primaire et maternelle du Sacré-Cœur.
Un collège public se trouve dans la commmune, le collège Jean-Monnet.
Équipements culturels
Ouistreham dispose de plusieurs équipements culturels
l'école intercommunale de musique. L'action de l'école est soutenue par l'association Actimusique;
des orchestres: un big band(OJBB) et un orchestre d'harmonie (L'Union musicale);
l'association de danse;
l'Office municipal d'Action culturelle (OMAC);
deux associations de théâtre (L'AET et Les Agités);
Le stade Philippe-Kieffer accueille un terrain de football, une piste d'athlétisme, un gymnase conventionnel (20 × 40 m) ainsi que le dojo et le gymnase Gérard-Legoupil. Le stade Petit-Bonheur est constitué de six terrains permanents afin d'accueillir les adhérents du club de football chaque semaine. Le Cosec, comme ses frères jumeaux en France, est un gymnase construit dans les années 1970, pendant la forte période de développement des activités physiques et sportives.
Le circuit Ouistreham-Riva-Bella accueille des courses de karting.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[78]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[79].
En 2023, la commune comptait 9 212 habitants[Note 7], en évolution de +1,44% par rapport à 2017 (Calvados: +2,22%, France hors Mayotte: +2,36%).
La population de la commune est relativement âgée.
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 30,6%, soit en dessous de la moyenne départementale (45,3%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 36,1% la même année, alors qu'il est de 23,4% au niveau départemental[81],[82].
En 2023, la commune comptait 4 135 hommes pour 5 077 femmes, soit un taux de 55,11% de femmes, supérieur au taux départemental (51,94%)[83],[84].
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage[83]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
8,2
80 ou +
14,2
23,4
65-79 ans
25,6
15,8
55-64 ans
16,2
18,0
40-54 ans
16,7
11,7
25-39 ans
9,6
10,2
15-24 ans
8,0
12,7
0-14 ans
9,6
Pyramide des âges du département du Calvados en 2023 en pourcentage[84]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
4,7
80 ou +
8,2
15,9
65-79 ans
17,7
12,9
55-64 ans
12,9
18,9
40-54 ans
18,1
17,1
25-39 ans
16,1
13,5
15-24 ans
12,1
17,1
0-14 ans
15
Manifestations culturelles et festivités
Tous les deux ans le centre socioculturel organise les Ouistreham Jazz Escales. Ce festival de jazz est né en 2007 et se déroule la dernière semaine de janvier ou première semaine de février. Il s'efforce de faire découvrir diverses formes de musique improvisée et de faire participer les élèves de l'école de musique et les scolaires[réf.nécessaire].
La Normandy Beach Race, est la première «Beach Race» vintage de France. Elle se déroulait tous les ans en septembre depuis 2019 et jusqu'en 2021 date à laquelle la fréquence est passée à 2 ans sur la plage de Riva-Bella avec une piste aménagée sur la sable sur 1/8 de mile, soit 200 mètres, pour des voitures et des motos d'avant 1947 qui s'élancent pour des courses deux par deux[réf.nécessaire].
Sports et loisirs
L'Association Jeunesse sportive de Ouistreham fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et une troisième équipe en division de district[85]. Le club dispose également d'une section basket-ball qui présente deux équipes masculines et deux équipes féminines dont une en Pré-Nationale[86] et d'une section handball.
La commune est labellisée Ville active et sportive depuis 2018[87].
On recense environ 120 associations présentes au cœur de Ouistreham, aussi bien au niveau sportif (football, basket, tir à l'arc, voile, tao yin-qi gong, yoga, danse, tennis, etc.), culturel (théâtre, cinéma, musique, chorale), défense du patrimoine, éducatif qu'au niveau de l'action sociale.
Économie
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Selon l'INSEE, en 2014:
Population active: 3329
Chômeurs: 539
Taux de chômage: 14,1%
Revenu moyen par ménage: 21 212€ / an
Taux de propriétaires: 57,4%
Prix moyen de l'immobilier (vente): 2 000€ / m²
Prix moyen de l'immobilier (location): 10€ / m² / mois
La commune partage le port de commerce avec Caen. Elle possède aussi en propre un port de plaisance.
La prospérité du bourg, dont le trafic portuaire était florissant durant la période anglo-normande, ainsi que le patronage de l'abbaye aux Dames ont contribué à l'enrichissement de ce monument.
La nef à six travées accompagnées de collatéraux est prolongée par un avant-chœur coiffé d'une grosse tour et un chœur qui se termine par une abside en hémicycle. Bien que la construction d'origine date de 1150, l'ensemble a subi des restaurations radicales à la fin du XIXesiècle, ce qui a provoqué une modification sensible de son organisation architecturale et de sa sculpture.
L'église veilla sur le bourg en remplissant au travers des siècles, outre sa vocation religieuse, plusieurs fonctions: fortifiée au XIVesiècle elle joua un rôle de défense, comme en témoignent les canons déposés sur son mur sud, et de protection car le clocher servit aussi de phare et les pilotes surveillaient la mer d'une lucarne aménagée au-dessus de l'abside.
L'intérieur de l'église conserve encore des statues et un mobilier intéressants, ainsi que deux vitraux commémorant la libération de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale. Au sud de l'église, s'élève le monument aux morts, remarquable par la présence du marin et du fantassin, le tout surmonté d'un coq.
La Grange aux dîmesInscrite MH(1971)[89], attenante à l'église Saint-Samson, est constituée par un ensemble de bâtiments anciens datant des XeetXIesiècles entièrement rénovés à la fin du XXesiècle. En effet, jusqu'à la Révolution française, Ouistreham étant une baronnie appartenant l'Abbaye aux Dames (Caen), la population lui était redevable de la dîme (impôt représentant environ un dixième des récoltes et des troupeaux) qui était entreposée dans ces bâtiments. L'architecture de cette grange est similaire à celles construites en Angleterre durant la même période et montre ainsi l'importance de l'influence des échanges anglo-normands à l'époque.
On peut trouver mention de la grange aux dîmes de Ouistreham dès 1257 dans un censier commandé par l'abbesse de Caen: «Y avait une grange à dîmes. La dixmes d'Oystreham, Saint-Aubin, du Port et de Colleville appartenaient à l'abbaye.»
Cette grange, qui a été restaurée et aménagée sans perdre sa configuration originelle, est transformée en salle de réception.
Le phare de Ouistreham, érigé en 1905 en remplacement de l'ancien phare carré de 13 mètres de haut, est un phare de granit, cylindrique, de 38 mètres de haut, peint en rouge et blanc et doté de 171 marches. Visible à 16 milles marins, il indique aux marins la zone des dangereux rochers des Essarts grâce à un secteur rouge montrant la direction à ne pas prendre.
Le poste de direction de tir de Riva-Bella est un élément constitutif du Mur de l'Atlantique situé 21 avenue du Six-Juin. Il abrite aujourd'hui un musée, «le Grand Bunker», sur le thème du mur de l'Atlantique. Le poste est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [90].
Au lieu-ditle Maresquier, on peut trouver une petite maison en pierre, rénovée, sur la berge ouest du canal de Caen à la mer, c'est l'ancienne résidence de vacances d'Aristide Briand.
Musée no4 Commando: ce musée retrace l'épopée des premiers commandos qui débarquèrent à Sword Beach le à l'aube avec parmi eux, le 4ecommando franco-britannique du commandant français Philippe Kieffer.
Signal, monument commémoratif du débarquement allié. Il fait partie d'une série de monuments semblables, portant le même titre, situés dans les communes où le débarquement de 1944 eut lieu. Il est financé par l'argent tiré de la vente d'épaves du Débarquement. Il est inauguré le sur un blockhaus, situé à l'emplacement où a été édifiée la gare maritime. Le monument est retiré lors de la construction de celle-ci et placé sur le rond-point de l'avenue du grand large (RD 84), à l'intersection avec le quai Jean Charcot et la rue Émile Herbline.
La Flamme, située au 23 boulevard Aristide Briand, réalisée en aluminium par Yvonne Guégan, inaugurée le par François Mitterrand. Elle est élevée sur une coupole de tir. Les noms des 177 Français qui ont participé au débarquement le matin du sont gravés sur le métal. Autour, dix petites stèles portent le nom des commandos morts entre Colleville-Montgomery et Ouistreham.
Le monument La Flamme
La statue en bronze de Lord Lovat, située au 23 boulevard Aristide Briand, inaugurée en .
La statue en granit de Philippe Kieffer, située au 23 boulevard Aristide Briand, inaugurée par sa fille Dominique en .
Parmi les 177 hommes du commando Kieffer qui débarquèrent à Colleville-Montgomery, Gwenn-Aël Bolloré écrit ses mémoires J'ai débarqué le 6 juin 1944 et Nous étions 177 et l'on peut y lire la description de la bataille de Ouistreham.
On peut voir l'explosion du casino de Ouistreham dans le film Le Jour le plus long, ce qui est une erreur historique puisque ce casino avait déjà été démoli par les nazis en 1942 et remplacé par un bunker[92]. Cette scène a par ailleurs été tournée à Port-en-Bessin.
À bord d'une ville est un film documentaire d'une durée de 77 min réalisé par Alexeï Konovalov-Louval qui montre 24 heures de la vie à Ouistreham.[réf.nécessaire]
Ouistreham en musique
Tournage du clip de Marina KayeOn my own. Tourné en intégralité à Ouistreham Riva-Bella, au Dansoir et sur la plage.
Ouistreham en peinture
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Louis Valtat,
Barques et voiliers à Ouistreham, vers 1930.
Personnalités liées à la commune
Michel Cabieu (1730-1804), milicien. Il repoussa les Anglais qui tentaient de débarquer à Ouistreham en 1762. Il fut honoré par la convention en 1790 et fut surnommé le général Cabieu. Le cinéma et une avenue portent son nom.
Jean-Joseph Sulpis (1826-1911), graveur d'architecture, est mort à Ouistreham le .
Le sculpteur Antoine Watrinelle (1828-1913) est mort dans une maison construite selon ses plans à l'embouchure de l'Orne.
Aristide Briand (1862-1932), homme politique, y possédait une résidence de vacances (qui existe encore, le long du canal de Caen à la mer) et un yacht (la Simounelle). Une avenue et un groupe scolaire portent son nom.
Le stade de Ouistreham est nommé d'après le capitaine de corvette Philippe Kieffer (1899-1962), commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-1945 (quatre citations) et Military Cross (Royaume-Uni). Une stèle commémorative à son image fut apposée sur la plage en 1969.
Augustin Hubert (né le à Nantes), officier de marine français mort au champ d'honneur le à Riva Bella (Ouistreham) lors du débarquement de Normandie.
Léon Gautier (1922-2023), membre des commandos Kieffer, débarque à Colleville-Montgomery et longe la plage pour libérer Ouistreham. Il y habite de 1992 à sa mort[93].
Édouard Zarifian (1941-2007), psychiatre, décédé dans la commune.
Héraldique
Blason
Tiercé en pal: au 1er de gueules aux trois demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc senestre, au 2e de gueules aux deux demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc dextre, au 3e d'or au lion de sable chargé d'une crosse du champ, le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'un drakkar adextré d'une coquille et senestré d'une étoile de six rais, le tout d'argent[94].
Détails
Ce blason reprend celui de l'abbaye aux Hommes de Caen mêlant les armoiries de l'Angleterre et les armoiries de la Normandie. Le lion de sable sur fond d'or rappelle les armes de Flandres en référence à Mathilde de Flandres —femme de Guillaume le Conquérant— qui est liée à l'abbaye caennaise (d'où la crosse sur le lion de Flandres). Le chef de ce blason, sur le thème et la couleur de la mer, évoque le pan côtier de la bourgade. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, c'est à dire la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude,etc.).
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
↑René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen 1993.
↑Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France: leur origine, leur signification, leurs transformations: résumé des conférences de toponomastique générale faites à l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, publié par Paul Marichal et Léon Mirot, préface de Jacques Chaurand, Éditions Honoré Champion, Paris, 1999
↑Annales de Normandie. Guinet (L.). Des toponymes normands en Ham (-ain) et de l'étymologie du français hameau, 1963, no2, p.73-95.
↑Camps néolithiques et camps romains. Hue Edmond, Bulletin de la Société préhistorique de France. 1908, tome 5, N. 1. pages 61 et 62 lire en ligne
↑«Les camps du Haut Empire en Gaule intérieure» in L'armée romane en Gaule, sous la direction de Michel Reddé, éditions Errance, Paris, 1996, p. 177 - 182
↑Alain de Dieuleveult, Calvados pour les petits trains, Le Mans / Paris, Éditions Cénomane / La Vie du rail, .
↑«Société balnéaire de la plage de Riva-Bella», Journal de Caen, no12.675, 20-21 octobre 1913 (lire en ligne)
↑Philippe Kieffer, Philippe Kieffer, chef des commandos de la France Libre, Villers-sur-Mer, Editions Pierre de Taillac, , 288p. (ISBN978-2-36445-022-6, www.editionspierredetaillac.com), page 141
↑Bernard Lebrun, «M. Mexandeau s'étonne de l'annulation du scrutin de Ouistreham (Calvados)», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )«Le scrutin de mars dernier avait vu les socialistes conquérir la municipalité gérée jusqu'alors par l'opposition. M. André Ledran (P.S.), conseiller général et secrétaire du parti socialiste, après avoir mené au succès sa liste qui emporta par vingt-trois voix la majorité des sièges, fut élu maire de cette commune.»
↑«La victoire de M. Ledran: au-delà de ses espérances et des clivages politiques nationaux», Ouest-France, (lire en ligne).
↑«Cinq élections municipales», Le Monde, (lire en ligne)«Les électeurs de Ouistreham-Riva-Bella ont confirmé avec force leur choix hésitant de mars dernier. M. Ledran améliore considérablement son score (plus de dix-huit points) et obtient trois sièges supplémentaires au conseil municipal».
↑Aurélie Lemaitre et Pascal Simon, «André Ledran n'entend pas faire un prochain mandat à moitié», Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )«Candidat à sa propre succession, André Ledran assure qu'il se représente pour un mandat complet de six ans. Pour le moment, aucune dissidence ne semble apparaître dans son sillage».
↑Arnaud Héroult, «Maire de Ouistreham durant 31 ans, André Ledran est mort: "son œuvre est immense"», Liberté - Le Bonhomme libre, (lire en ligne, consulté le )«Ancien maire de Ouistreham, mais aussi conseiller général du Calvados et député, André Ledran est décédé dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026. Il était âgé de 93 ans».
↑«Municipales à Ouistreham. Romain Bail et ses huit adjoints élus vendredi», Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
↑Réélu pour le mandat 2020-2026: Jean-Luc Loury., «Ouistreham. Un second mandat pour Romain Bail», Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )«Réélu au premier tour le 15 mars dernier, Romain Bail a été installé maire ce mardi 26 mai à Ouistreham. Un renouveau dans la continuité pour l’équipe sortante. En face, l’opposition se veut constructive mais aussi à reconstruire».
↑Réélu pour le mandat 2026-2032: «Municipales 2026. Romain Bail a été réélu maire de Ouistreham Riva-Bella», Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )«Lors de la séance d’installation du nouveau conseil municipal de Ouistreham (Calvados), vendredi 20 mars 2026, Romain Bail a été élu maire de la commune avec 23 voix sur 29».
↑Marcel Proust, Jean-Yves Tadié, Dharntipaya Kaotipaya et Thierry Laget, À la recherche du temps perdu, Gallimard, coll.«Bibliothèque de la Pléiade», (ISBN978-2-07-011136-7), page 36 et note page 1356.
↑Eddy Florentin et Patrice Boussel, Le nouveau guide des plages du débarquement et des champs de bataille de Normandie, Presse de la cité 1994.