Contrairement à d'autres régions comme la Normandie, qui ont connu très tôt une certaine unité, la Picardie a longtemps été divisée en comtés et en fiefs mouvants, ce qui explique la distinction entre province et région culturelle.
La région est de faible altitude, le paysage y est essentiellement agricole et rural et présente une grande diversité entre falaises, bocages et openfields. C'est de cette région que vient la langue picarde, parlée au-delà de l'entité culturelle comme à Armentières, Comines ou à Saint-Omer, respectivement attribuées à la vallée de la Lys et aux Flandres artésiennes, où le flamand été autrefois utilisé.
La Picardie occupe un espace défini par quelques frontières naturelles : au nord, elle est limitée par les collines de l'Artois, faisant ainsi rupture avec les Flandres voisines; la Deûle, la Marque et l'Espierre en partie; et l'ancienne frontière linguistique avec le flamand. À l'ouest, elle est bordée par la vallée de la Bresle puis de l'Epte, qui sépare la région de la Normandie. Au sud par la forêt et le plateau de Thelle et différents bois. Le nord-est était autrefois séparé de la Wallonie par la forêt Charbonnière.
La Picardie se trouve presque intégralement dans la région contemporaine des Hauts-de-France, également constituée de la majeure partie de la vallée de la Lys, des Flandres artésiennes et de parties du Westhoek et de Champagne, ainsi que dans la province belge du Hainaut.
Géologie et relief
La plaine picarde.
La Picardie se caractérise sur le plan géo-morphologique par l'omniprésence de la craie dans sa partie septentrionale et par le calcaire du bassin parisien dans sa partie méridionale.
Du fait de la diversité des biotopes de la région, la faune de Picardie présente une grande variété ; la Baie de Somme et la Baie d'Authie héberge une importante colonie de phoques veau-marin (Phoca vitulina), seul site français où l'espèce est présente en permanence et s'y reproduit. C'est Picardie Nature qui en assure la protection et le suivi depuis plus de dix ans. La population de phoques en Baie de Somme n'est présente que depuis peu, il n'existait qu'une dizaine d'individus sédentarisés dans les années 1980-1990. On peut apercevoir les phoques à marée basse lorsqu'ils se « relaxent » sur les reposoirs.
Toponymie
« Picard » désigne des hommes avant de désigner un territoire. À la fin du XIe siècle, le mot « Picard » apparaît pour la première fois dans un texte avec la mention de la mort de « Guillaume le Picard » en 1098 au cours de la première croisade[5].
Le mot signifie en picard « piocheur », au sens de laboureur. Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons).
À Paris, le néologisme fit florès parce qu'il associait en un jeu de mots la pique et une province réputée pour sa hardiesse militaire (sa milice s'était illustrée à Bouvines en 1214, quelques années avant l'apparition du mot). Il perdura dans ce sens les siècles suivants à cause du caractère montré par les Picards, du genre « tête de pioche », dans leur attachement aux libertés communales acquises par les villes drapières défendues par une milice bourgeoise.
Définition
À travers les différentes définitions de la Picardie, on observe une multitude de pays traditionnels cités comme des pays picards ou de Picardie.
Le géographe Albert Demangeon indique qu'il arrive que l'on désigne comme wallon un pays picard, il en tient l'exemple de l'Artoiswallon[6], et dans cet « essaim de dénominations » concernant les pays liés à la Picardie, il écrit[7] :
« A côté de la Picardie, se rangent le Boulonnais, le Ternois, l'Artois, le Cambrésis, le Vermandois, l'Amiénois, le Ponthieu, le Beauvaisis, Le Noyonnais, le Laonnais ; puis l'on rencontre l'Arrouaise, le pays de Thelle ; puis d'autres comme le Vimeu, le Santerre, la Thiérache, le Bray; d'autres enfin, plus jeunes, le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l'Aisne, l'Oise. »
L'expression de « pays picard » est, par exemple, aussi employée par Robert Loriot pour qualifier le Hainaut[8] ; de même, Corblet cite le Tournaisis parmi les pays de la Picardie du Moyen Âge tardif[9]. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, plusieurs descriptions du Hainaut notent que cette région s'appelait antérieurement la Picardie inférieure[10],[11].
Dans l'ouvrage Aux bureaux de la Tradition[12], on voit une définition de pays picards :
Toujours la même définition dans l'Armorial de La Planche :
« Le Pays de Picardie est un nom général, on ne trouve point dans l'Histoire aucun Seigneur qui en ait jamais porté le titre, mais seulement des membres qui le composent, comme étaient les Comtes de Vermandois, d'Artois, de Boulogne, de Ponthieu, et de Thiérache ; le vulgaire y met aussi les villes de Laon, Soissons, Senlis, Noyon, Beauvais et Compiègne, à cause du langage des habitants qui en approche, comme faisant aussi partie de la Gaule belgique, mais étant du Gouvernement de l'Île-de-France. »
« La Pévèle est connue pour ses paysages vallonnées et son riche patrimoine agricole. Historiquement, c'est une zone de transition entre les territoires flamands et picards »
— Roman Siretchi, Marie-Annick Siretchi, Les Saints Villages de Hauts-de-France
Certains pays au sud de la Flandre romane sont attribués à la Picardie, la Pévèle mais aussi l'Ostrevent, pays de Douai, qui s'étend sur une partie de l'Artois wallon et du Hainaut historique.
Plus récemment, le terme de Wallonie picarde est apparu pour désigner la région de Tournai.
Hainaut Occidental : parlons-en ! Certains voudraient le débaptiser et dénommer « Picardie wallonne » ou « Wallonie picarde ». Nul ne contestera nos origines picardes mais faut-il un renouvellement de façade ? La fédération MR s’est prononcée : aucun changement d’identité ne peut intervenir sans l’aval et la consultation de la population concernée. L’essentiel ne se situe pas dans une opération marketing mais dans un travail de fond.
À cet égard, il nous faut constater que ce n’est pas le boulot qui manque et que ni la Wallonie, ni le Hainaut, ni le Hainaut occidental, ne se portent au mieux de leur forme. »
— Jean-Luc Crucke
Le terme de Picardie wallonne désignait quant à lui durant l'ancien régime, un territoire comprenant l'Artois wallon, la Flandre wallonne, le Cambrésis, le Tournaisis et le comté de Hainaut[13], par opposition à une Picardie française.
Équipements et services publics
Espaces publics
Amiens est récompensé depuis 1992 par le label « Ville d'art et d'histoire » qui récompense la protection et la mise en valeur de ce patrimoine.
Beauvais possède quatre arobases attribués par l'association Ville Internet[14],[15], deux prix « Territoria »[16],[17], l'écolabel Pavillon Bleu d'Europe depuis 2005[18], le trophée Éco Actions pour la catégorie « sensibilisation/éducation » de 2008 décerné par l'association « Les Éco Maires »[19] et le label Tourisme et Handicap en 2010.
Population et société
Démographie
La Picardie est un territoire essentiellement rural cependant quelques espaces se démarquent[20] :
Capitale de la Picardie, Amiens est située au centre-ouest de la région. Première ville de France en nombre d'inscriptions au patrimoine de l'Unesco, Amiens est célèbre pour sa cathédrale Notre-Dame, joyau de l'art gothique et l'une des plus vastes cathédrales du monde. Elle est surnommée la « petite Venise du Nord » en raison des nombreux canaux qui la traversent et des hortillonnages.
Capitale du Beauvaisis, Beauvais est une célèbre ville pour sa cathédrale d'architecture gothique, encore inachevée à ce jour mais au chœur gothique le plus haut du monde. Elle est la préfecture du département de l'Oise.
Capitale littéraire de la Picardie[21],[22], Arras a une position centrale en Artois. Elle compte 225 monuments classés ou inscrits aux monuments historiques, ce qui fait d'elle la 7e ville française en nombre de monuments, équivalent à ceux de Rouen et Strasbourg.
Capitale de la Basse-Picardie au Moyen Âge[23], Mons est la plus grande ville picarde de Belgique, avant Tournai et Ath. La ville est aussi la capitale du Borinage, une région marquée par son héritage et son patrimoine minier. La ville compte de nombreux musées, et on y retrouve aussi un beffroi.
La balle au tamis est un jeu issu du jeu de paume, entre la longue paume et la balle à la main. Le but du jeu est de faire écraser au sol le ballon dans le camp adverse, et si celui-ci n'est pas repris à la volée ou au rebond, le point de contact au sol est marqué et fait déplacer le filet, ce qui réduit le terrain adverse. Ce sport est joué dans le Vimeu à Tours-en-Vimeu[24].
La longue paume est un jeu de gagne-terrain en 1 contre 1 ou alors en équipe de 2, 4 ou 6. Ce sport est considéré comme l’ancêtre du tennis dont le but est de renvoyer la balle tirée par l’adversaire le plus loin possible dans son camp afin de gagner du terrain. Ce jeu est joué essentiellement dans le nord de l’Oise, dans le centre-est de la Somme et à Beauvois-en-Vermandois dans l’Aisne.
On trouve de nombreux journaux en fonction du lieu d'habitation. Néanmoins, Le Courrier picard est le principal journal de la région. Il est distribué partout dans la Somme et dans l'Oise et en partie dans Aisne (environs de Saint-Quentin). L'Aisne nouvelle remplace ce journal dans le reste du département.
La Picardie se caractérise par l'importance numérique de sa population rurale et l'absence de très grandes agglomérations. La ville la plus importante est Amiens avec 133 448 habitants (270 000 hab. pour la communauté d'agglomération Amiens Métropole). Cette situation était déjà celle de la Picardie sous l'Ancien Régime.
L'économie de l'ancienne province de Picardie reposait très largement sur l'agriculture : céréales, plantes tinctoriales ou textile qui alimentaient une industrie textile à la fois urbaine et très répandue en milieu rural.
Architecture
Architecture civile
La région est une terre de beffrois[30], essentiellement aujourd'hui au nord de la région avec par exemple celui d'Arras ou d'Amiens. Ceux-ci représentaient les libertés communales, octroyées durant le Moyen-Âge.
L'architecture de l'habitat traditionnel se caractérise par des maisons longues, en torchis (peintes en blanc près du littoral) s'élevant sur un seul niveau. À cette architecture en torchis s'est substituée une architecture de brique lors de la reconstruction de l'entre-deux-guerres. Leur structure est liée à des matériaux locaux adaptés aux besoins économiques et aux intempéries. Traditionnellement, les murs des maisons étaient en torchis. Les maisons en briques sont plus récentes et occupent l'est de la Picardie dont les villages ont subi les destructions de la Première Guerre mondiale[31].
Extension de la ferme picarde.
La ferme picarde se caractérise par des bâtiments rangés autour d'une petite cour intérieure, formant un quadrilatère clos. La grange, à travers laquelle il faut passer pour pénétrer dans la cour, donne sur la rue.
L'architecture picarde se compose également de maisons en pierre, un type de construction plus récent : c'est pour l'ensemble les métairies construites à la fin du XIXe et début du XXe siècle.
La construction étant plus chère qu'une construction en brique cuite, elle démontre l'augmentation du niveau de vie des paysans au cours du siècle dernier. Les ouvertures sont plus larges, et les pièces plus nombreuses et plus grandes que dans les constructions en pisé ou en brique crue.
En France, on assista au maintien tardif d'un système agricole préindustriel dans lequel le poids des pratiques coutumières, par exemple pour les modes de faire-valoir et de transmission du foncier, s'est manifesté jusque dans l'après Deuxième Guerre mondiale. Cette permanence pèsera tardivement sur la morphologie de l'habitat rural : les effets de la révolution industrielle sur les matériaux et les techniques employés dans le bâti rural ne se généraliseront qu'après la guerre de 1914-18 et, surtout, après la Deuxième Guerre mondiale[réf. nécessaire].
L'arrivée des techniques industrielles sera alors brutale et la rupture dans la transmission des savoir-faire traditionnels du bâtiment sera flagrante en France aux alentours de 1950. À cette époque, l'abandon des liants aériens à base de chaux grasse en pâte, de la maçonnerie de terre crue, des appareils en pierre, de la charpente façonnée à la main deviendra quasi général[31].
Nous pouvons aussi citer les diocèses de Tournai, Arras, Cambrai et Thérouanne[39], dont les cathédrales gothiques ont disparu, à l'exception de celle de Tournai pour la partie belge de la Picardie.
Bien que majoritairement disparus aujourd'hui avec la mondialisation, il existait auparavant un bon nombre de rites et coutumes pour chaque étape de la vie, spécifiques à la région, pays ou village.
Naissances
Grossesse
Lors de la grossesse, trois observations permettait de deviner le sexe du bébé. Si l'enfant était à l'avant du ventre, on disait que ce serait un garçon ; à l'inverse, si l'enfant était porté en ceinture, ce devait être une fille. La Lune pouvait également prédire le sexe de l'enfant : si la lune change de phase trois jours suivant la naissance d'un premier enfant, le second est de sexe différent.
On se basait aussi sur le teint de la mère, si celui-ci était « brouillé, porte le masque », le bébé serait un garçon. Si le teint était frais et reposé, le bébé serait une fille.
La croyance voulait que la mère ne devait pas éprouver de frayeurs et que l'on assouvisse ses désirs, sinon, l'enfant serait marqué par une tâche qui pouvait prendre toute sorte de forme. Les tâches pouvait disparaître si un enfant mourant les touchait, ou en les lavant avec de la rosée de la nuit de la Saint-Jean.
Des pèlerinages étaient organisées pour assurer la future protection de l'enfant[40].
Culture locale
Mode
On a recensé plusieurs coiffes féminines :
« la calipette », sorte de bonnet, de capuchon très simple ;
« la capeline », de l’hortillonne ou de l’ouvrière des champs était un bonnet prolongé sur le devant par une visière qui encadrait le visage, maintenue rigide par des moyens divers : lattis de bois, baleines, morceaux de carton ;
« la marmotte » était un simple mouchoir à carreaux, de grande taille que l’on nouait derrière la nuque ou sous le menton ;
« l’ahotoir » sorte de grand châle recouvrait la tête et descendait à hauteur de poitrine.
Les vêtements féminins se composaient le plus souvent :
« du caraco », chemisier ample et boutonné haut ;
« d'un cotron », ample jupe de serge gonflée par des jupons, possédant une poche intérieure où l’on pouvait mettre quelques sous mais plutôt un morceau de pain lorsqu’on allait aux champs ;
Un grand tablier recouvrait l’habillement.
Les vêtements du dimanche étaient souvent, pour les femmes, de couleur noire ou sombres à motifs fondus ; les coiffes blanches étaient très simples, ornées ou non de dentelles. Les jeunes filles, en revanche, s'habillaient de couleurs vives.
Les vêtements masculins étaient moins variés :
bonnet de laine ou de coton dont la pointe retombait sur l’épaule ;
remplacé par la suite par la casquette.
Le dimanche, les hommes portaient un « capieu » (chapeau) en feutre mou. La « rouillère » était une sorte de blouse large, en toile, en général de couleur bleue. Les hommes étaient chaussés de sabots, de galoches ou de gros souliers ferrés[41].
Le picard fait partie de l'ensemble linguistique de la langue d’oïl (comme le français) et appartient à la famille des langues gallo-romanes. Certains linguistes classent le picard dans le sous-groupe septentrional de la langue d'oïl[42].
Dans le folklore picard, le géant est une figure gigantesque qui représente un être fictif ou réel. Hérité de ritesmédiévaux, la tradition veut qu’il soit porté, et qu’il danse dans les rues les jours de carnavals, braderies, kermesses, ducasses et autres fêtes. Sa physionomie et sa taille sont variables, et son appellation varie selon les régions.
Chaque géant a son histoire, les géants naissent, sont baptisés, se marient et ont des enfants comme les humains. Le géant, en tant que représentant des habitants du lieu où il vit, est enraciné dans la tradition et fait partie de la culture populaire.
Lafleur et sa femme Sandrine parlent en picard et les autres personnages parlent en français. Ce sont des marionnettes en bois (chés tchots conmédiens d'bos) avec des costumes typiques. La devise de Lafleur est « Bien boère, bien matcher et ne rien foère » (Bien boire, bien manger et ne rien faire)[50].
Le culte de Saint-Nicolas est également visible dans la littérature picarde, comme dans Le Jeu de Saint-Nicolas, de Jehan Bodel, trouvère picard arrageois.
Bien que la célébration de la Saint-Nicolas soit de plus en plus rare en Picardie, elle subsiste encore dans certains pays picards notamment en Artois, où chaque année, Saint-Nicolas descend du beffroi d'Arras[55].
Héraldique, logotype et devise
Les armoiries de la Picardie se blasonnent ainsi : « écartelé, au premier et au quatrième : d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au second et au troisième : d'argent à trois lionceaux de gueules. »
Une autre version des armoiries de la Picardie se blasonne ainsi : « écartelé, au premier : d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au second : d'argent à quatre lionceaux de gueules ; au troisième : d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au quatrième : de gueules aux quatre lionceaux d'or. »
Drapeau de la Picardie.
Le drapeau picard reprend les armoiries de la région qui ont été établies à partir des armes de la « nation picarde » de l'université de Paris. Les fleurs de lys symbolisent l'appartenance au royaume de France et la proximité avec l'Île-de-France, les lions rappellent les liens et la proximité avec les provinces de Flandre, du Brabant et du Luxembourg[56],[57].
On attribue à la Picardie la devise de la province, qui est identique à celle de la ville d'Abbeville, « Fidelissima »[58],[59], en français « très fidèle »[60], sous entendu « à la France ».
↑Albert (1872-1940) Auteur du texte Demangeon, La Picardie et les régions voisines : Artois, Cambrésis, Beauvaisis / Albert Demangeon,..., (lire en ligne), p. 422
↑(la) Bartholomaeus : Anglicus, De proprietatibus rerum, apud Wolfgangum Richterum, impensis Nicolai Steinii, not. & bibliopolae, (lire en ligne), p. 690
↑Albert Demangeon, La Picardie et les régions voisines - Artois, Cambrésis (lire en ligne)
↑Albert (1872-1940) Auteur du texte Demangeon, La Picardie et les régions voisines : Artois, Cambrésis, Beauvaisis / Albert Demangeon,..., (lire en ligne), p. 422
↑Albert Demangeon, La Picardie et les régions voisines : Artois, Cambrésis, Beauvaisis, (lire en ligne), p. 419
↑Robert Loriot, « Réderie, toponyme picard et la famille étymologique de rêver », Romania, vol. 69, no 276, , p. 466 (DOI10.3406/roma.1946.3627, lire en ligne, consulté le ) :
« L'auteur assignait pour pays d'origine à ces mots le Hainaut, pays picard »
↑ a et bJules Corblet, Glossaire étymologique et comparatif du patois picard, (lire en ligne), p. 20
↑Le Grand dictionnaire historique, t. IX, (lire en ligne), p. 18
↑Jean Baptiste d'Audiffret, La Géographie ancienne, moderne et historique, Jean Baptiste Coignard, (lire en ligne), p. 338
↑Nicole Bingen, Aux escholles d'outre-monts: Étudiants de langue française dans les universités italiennes (1480-1599) : Français, Francs-Comtois et Savoyards (lire en ligne)
↑Blanche Wissen, La conscience linguistique dans la production littéraire en domaine picard, Université de Montréal, (fin xiie-fin xiiie siècle) (lire en ligne)
↑Louis Adolphe Terracher, Revue de linguistique romane, Société de linguistique romane., (lire en ligne)
↑(la) Bartholomaeus : Anglicus, De proprietatibus rerum, apud Wolfgangum Richterum, impensis Nicolai Steinii, not. & bibliopolae, (lire en ligne), p. 690 :
↑Blanche Wissen 2018, p. 46, « La Picardie est aussi la terre des beffrois. Comme celui d’Arras dont la construction est tardive puisqu’il date du XVe siècle »
↑Ferdinand Pouy, Recherches historiques sur l'imprimerie et la librairie à Amiens: avec une description de livres divers imprimés dans cette ville, Typ. de Lemer aîné, (lire en ligne)
↑Alphonse Chassant et Henri Tausin, Dictionnaire des devises historiques et héraldiques, Dumoulin, (lire en ligne)
↑M. Tallet de Virivillé, Lettre à M. Ch. Dufour, membre de la Société des antiquaires de Picardie, « Armoiries de la Province et de la Nation de Picardie », novembre 1858, in Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, t. XVII, p. 329, éditées par M. Peigné-Delacourt Librairie J.B. Dumoulin, Paris, sans date.
↑« Générique musical de La Cathédrale infinie » , sur culture.beauvais.fr (consulté le ) : « Cet «hymne régional picard» est issu de l'air chanté par les bandes de Picardie avant 1479 et leur rattachement à la couronne de France. »