L'économie bleue, appelée aussi croissance bleue, économie des océans, économie de l'océan ou économie océanique, est un concept économique relatif à des activités économiques dans les milieux aquatiques marins voire continentaux. Sa définition et son domaine d'application précis varient selon les organisations ou les chercheurs.
Origine
Ce concept économique, initié par l'industriel belge Gunter Pauli en 2010, est promu à la Conférence des Nations unies sur le développement durable 2012, via le rapport préparatoire du PNUE « l'économie verte dans un monde bleu » qui met en avant l'exploitation des ressources aquatiques dans un contexte de croissance mondiale réduite et de ressources continentales (notamment minières) déjà largement exploitées[1].
La communauté scientifique[2],[3], les organisations non-gouvernementales ou les thinktank (EIU, 2015)[4] critiquent la faible durabilité de l'économie verte et bleue et une définition peu précise. Au vu de ces critiques, « les grandes instances internationales telles la Commission européenne, plusieurs agences des Nations Unies, l’OCDE, la Banque mondiale, et plusieurs pays comprennent la nécessité de restreindre le champ des potentiels de l’économie bleue, à celui d’une « économie bleue durable » (ou SBE en anglais), équivalente à la « sustainable ocean economy » (SOE) dont ne pourront faire partie que des activités humaines reconnues comme vraiment « durables »[5] ».
Contributions des principaux secteurs de l'économie océanique
L'économie bleue de l'Union Européenne englobe tous les secteurs et toutes les industries liés aux océans, aux mers et aux côtes, qu'ils relèvent directement du milieu marin (comme le transport maritime, la fourniture de produits de la mer ou la production d'énergie) ou du milieu terrestre (comme les ports, les chantiers navals ou les infrastructures côtières)[11].
Notes et références
↑(en) Guy Standing, The Blue Commons. Rescuing the Economy of the Sea, Penguin Books Limited, , p. 38
↑(en) N. J. Bennett et al., « Social sustainability and equity in the blue economy (Durabilité sociale et équité dans l’économie bleue) », One Earth, vol. 5, no 9, , p. 964–968 (DOI10.1016/joneear.2022.08.004)
↑(en) Michelle Voyer et al., « Shades of blue: what do competing interpretations of the Blue Economy mean for oceans governance? (Nuances de bleu : que signifient les interprétations concurrentes de l’économie bleue pour la gouvernance des océans ?) », Journal of Environmental Policy & Planning, vol. 20, no 5, , p. 595–616 (DOI10.1080/1523908X.2018.1473153).
↑(en) Economist Intelligence Unit (EIU) (2015). The blue economy: Growth, opportunity and a sustainable ocean economy. An Economist Intelligence Unit briefing paper for the World Ocean Summit 2015 (L’économie bleue : croissance, opportunités et économie océanique durable, dans : Document d’information de l’Economist Intelligence Unit pour le Sommet mondial sur les océans 2015). Londres, Royaume-Uni : The Economist Group
↑ a et b(en) John Virdin et al., « The Ocean 100: Transnational corporations in the ocean economy », 2021, vol. 7, no 3, science advances, p. 8041-8054 (DOI10.1126/sciadv.abc8041)